Les faits

Mon travail de porte-parole institutionnel du radiodiffuseur public national du Canada a beaucoup de bons côtés. Le premier est probablement de pouvoir chaque jour montrer au public combien nous essayons de contribuer à la vie quotidienne des Canadiens en leur offrant un contenu et des expériences qui leur parlent, et les aident à communiquer entre eux et avec leurs concitoyens à la grandeur du pays.

L’autre bon côté de mon travail, c’est que je suis aux premières loges pour voir comment s’y prend un organe de presse bien précis – en l’occurrence Sun Media – pour couvrir les questions touchant le radiodiffuseur public. Voici un bref exemple. Hier, le Toronto Sun a publié cet éditorial en omettant certains faits importants concernant notre situation financière. Nous lui avons donc fait parvenir une réponse, comme nous le faisons habituellement lorsqu’une information inexacte est publiée à notre sujet. Voici ma réponse.

Sun Media vient une fois de plus de publier de l’information inexacte à propos de CBC/Radio-Canada. Bien que vos lecteurs doivent maintenant être habitués aux attaques que vous faites régulièrement contre le radiodiffuseur public, ils ont tout de même le droit de connaître la vérité.

Vous avez rapporté que le dernier budget fédéral a permis discrètement à CBC/Radio-Canada de recevoir une sorte d’aide sociale de 60 millions de dollars supplémentaires. Si vous aviez pris quelques minutes pour faire une recherche, vous auriez découvert que cet investissement ne représente ni de nouveaux fonds ni de l’argent supplémentaire et qu’il est déjà inclus dans la somme de 1,1 milliard $ de fonds publics que nous recevons. Ce financement a été renouvelé chaque année au cours des dix dernières années. De plus, malgré vos allégations fausses, il a, en réalité, une caractéristique bien précise : offrir plus d’émissions canadiennes améliorées qui ne seraient pas disponibles autrement. Une partie de ces fonds a été investie par l’entremise de producteurs indépendants, ce qui a permis non seulement de créer de superbes émissions, mais aussi de contribuer à créer et à maintenir des emplois.

Encore une fois, ce fait aurait produit un reportage moins « intéressant ».

Revenons au cœur de cette affaire. Nous comprenons parfaitement que le pays et le gouvernement fédéral sont soumis à des pressions budgétaires importantes. Nous prenons au sérieux notre responsabilité qui consiste à nous assurer que, compte tenu de ce que les Canadiens investissent chez nous, ils en ont pour leur argent.

Au cours des dernières années, CBC/Radio-Canada a participé à un certain nombre d’examens, en plus de poursuivre ses efforts pour réduire ses coûts et offrir ses services de la manière la plus efficace possible. Comme toutes les organisations financées par des fonds publics, nous sommes prêts à trouver des options pour réaliser des économies dans nos activités et nos programmes, comme on nous le demande.

Ce n’est pas la première fois que nous communiquons avec vous parce que des faits importants sont laissés de côté. Maintenant que Sun Media ne fait plus partie du Conseil de presse de l’Ontario, j’imagine que nous devrions nous habituer à ce genre de situation.

Et voici l’extrait de ma réponse que le journal a choisi de publier ce matin.

Once again, Sun Media has published incorrect information about CBC/Radio-Canada. You reported “the latest federal budget quietly gave the CBC an extra $60 million in welfare.” This investment is neither new nor extra money. It has been renewed annually for the last 10 years. It is earmarked: To provide more and enhanced Canadian programs that would not otherwise be available. Part of that money was invested through independent producers and not only created great shows, but contributed to generating and maintaining jobs. We understand the country and government face significant budget pressures. We take seriously our responsibility towards ensuring we are making the most of the $1.1 billion Canadians invest in us.

Vous voyez ce que je veux dire… Vous ne trouvez pas cela ironique qu’un organe de presse qui prône la liberté d’expression ne donne pas à ses lecteurs toute l’information qu’il a reçue au sujet de ses pratiques journalistiques? Je voudrais que tous les lecteurs du Sun, et pourquoi pas tous les Canadiens, puissent connaître la vérité en ce qui concerne CBC/Radio-Canada. Puisqu’il ne sert à rien d’attendre après le Sun pour rétablir les faits, nous le ferons nous-mêmes. Si vous connaissez quelqu’un qui aurait avantage à connaître la vérité sur le radiodiffuseur public, dites-lui qu’il la trouvera sur ce site, dans son intégralité. Dites-lui qu’il peut même lancer un débat ou se joindre à la discussion sur notre blogue.

– Marco Dubé, Directeur, Services des communications et porte-parole institutionnel

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