L’exception qui confirme la règle

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Notre pays est unique à bien des égards, surtout quand on parle de télé. Au Canada anglais, les 10 émissions les plus populaires sont presque toutes américaines, alors que le Canada français – malgré la dévotion des francophones pour leur télé – est un marché minuscule comparativement au marché nord-américain. (Comprenez-moi bien : petit, oui, mais tout le contraire d’insignifiant!)

La télé canadienne fait face à une concurrente féroce, et avec la multiplication des contenus, accessibles en un tournemain dans un monde interconnecté, les choses se corsent encore plus.

Avec le numérique, on a vu arriver de nouveaux concurrents en création et en distribution de contenus. Imaginez : Netflix a dépensé 130 millions de dollars pour les deux premières saisons de House of Cards (c’est à peu près le budget annuel de toute la programmation générale de Radio-Canada et de CBC!). Et en passant, presque la moitié des Canadiens sont abonnés à Netflix.

Loin de moi l’idée de me plaindre! J’adore les séries cultes comme House of Cards, Stranger Things ou Orange Is the New Black. Je me demande juste si tous les joueurs de l’industrie ne devraient pas contribuer, jusqu’à un certain point, aux histoires canadiennes. Après tout, c’est comme ça que nous avons pu profiter de belles séries comme District 31, Lâcher prise, Le Clan et L’auberge du chien noir.

Quand on consulte la Loi sur la radiodiffusion, on s’aperçoit que les multinationales comme Netflix, Facebook, Google et Amazon n’ont aucune obligation de créer, de promouvoir ni même d’offrir des émissions canadiennes. Pourquoi? C’est simple : le numérique n’existait pas en 1991!

Les Canadiens aussi sont bourrés de talents. Nos créateurs, nos producteurs et nos artistes ont simplement besoin des outils et des ressources nécessaires pour réaliser les émissions exceptionnelles qui les habitent et qui sauront émouvoir le monde entier!

– Jacinthe Lacombe-Cliche, rédactrice principale, Affaires publiques

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