Le changement : la seule constante dans l’industrie des médias

Le secteur des médias au grand complet est au cœur d’une transformation fondamentale, une transformation difficile sur le plan humain.

Hier, nous avons apporté des changements fondamentaux à nos services locaux et au service de musique de Radio-Canada, ICI Musique.

Au niveau local, en particulier, nous amorçons un grand virage : nouveaux services, nouveaux postes, plus de services numériques, des nouvelles tout au long de la journée. Ces changements nous aideront à servir les Canadiens et à rester pertinents, aujourd’hui et demain. Le revers de la médaille, c’est que des personnes voient leur vie chamboulée, surtout dans les régions cette fois-ci. Et cela fait mal au coeur.

Avec notre nouvelle structure, nous rééquilibrons la répartition de nos effectifs au pays pour nous assurer que chaque région reçoit un service de base. Au-delà de cela, nous adaptons notre offre aux besoins et aux habitudes de chaque communauté. CBC Vancouver demeure notre plus grosse station locale, l’Alberta deviendra une zone d’innovation numérique, et ICI Acadie déménagera dans un nouvel immeuble à Moncton à la fine pointe de la technologie multimédia et doté d’espaces de travail modernes.

Les mesures annoncées hier ont tout à voir avec nos orientations futures. Nous créons de nouveaux postes, nous développons les compétences de nos employés et nous prenons le virage des nouvelles locales en continu en donnant la priorité aux plateformes mobiles.

Nous n’abandonnons pas nos services locaux traditionnels – les grilles de programmation locales pour la radio restent les mêmes. Nous continuerons de diffuser des bulletins télévisés de nouvelles locales le soir, mais dans un format différent.

Nous serons plus locaux, à moindre coût. Et c’est crucial. Les régions ont toujours été et demeurent une priorité incontournable. Si nous voulons véritablement servir les communautés du Canada, nous devons le faire en assurant notre viabilité à long terme. Le plan local réduit le coût de nos services et les transforme pour qu’ils correspondent aux habitudes de consommations actuels et futurs de nos auditoires.

À l’heure actuelle, ces changements sont surtout douloureux. Des personnes talentueuses et dévouées devront entreprendre des démarches pour relever d’autres défis.

Ce genre de transformation est difficile. Presque tous les radiodiffuseurs du monde sont touchés, d’une façon ou d’une autre. Mais voilà : le changement sera la seule constante dans l’industrie des médias à court terme.

– Hubert T. Lacroix, président-directeur général, CBC/Radio-Canada

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Une réponse à Le changement : la seule constante dans l’industrie des médias

  1. BigHouseMTL dit :

    Bonjour Monsieur Lacroix,

    Je suis employé au Centre de mise en ondes à Montréal. Je suis un gars « des régions ». Estrie ou Magog plus précisément.

    Je m’inquiète. J’ai de la misère à comprendre vos stratégies… ou de la misère à comprendre comment on peut « garder » nos gens à l’antenne (et sur le sacro saint web) lorsque l’on enlève des services aux gens des régions.

    Je m’explique. L’autre jour, (un lundi) je suis chez Toyota Chambly en attente pour la réparation de mon véhicule. Je veux m’informer de mon coin de pays. Je vais donc tout naturellement sur le site de ICI Radio-Canada Estrie. C’est le TJ Estrie du vendredi précédent. Écran noir sur mon iPhone. Je tente avec ma tablette Samsung Galaxy. Même chose. Écran noir… en plus d’être le mauvais TJ. Je veux voir celui de dimanche soir puisque nous sommes lundi matin. Finalement, je me retourne vers les plates-formes de TC Media et TVCOGECO.

    RDI Express. L’autre jour je cherche mon RDI Express sur le WEB. J’en trouve un qui n’est pas à jour. J’en fait part au directeur de la production. Monsieur Paquet. Il fait le suivi.

    Deux exemples, qui démontrent que le web ne me donne pas tout ce que je veux.

    On a depuis quelques temps habitués les gens au TJ Estrie (et ailleurs) à un format d’une heure.
    On retire une demi-heure! Dois-je diminuer de moitié mes impôts fédéraux parce que l’on me coupe une demi-heure d’infos en Estrie?

    J’ai de la famille un peu partout au Québec. Récemment, je me rend à Saint-Pacôme. Je regarde ce que l’affilié là-bas produit. D’un côté, TVA à 18 h avec le même branding et même image de marque que le réseau. À 18 h 30, un détachement… avec les mêmes topos que TVA, les mêmes journalistes mais dans un décor et un branding à l’écran qui ne ressemble en rien à ce que fait Montréal ou l’Estrie. Comment voulez-vous que les gens du secteur de Rivière-du-Loup s’identifient ou s’attachent à la « marque Radio-Canada »?

    En tout respect Monsieur Lacroix, je comprends mal certaine décision, de programmation.
    Si vous désirez me donner quelques réponses.
    David Grand-Maison

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