Rio 2016 : prévenir les risques

En tant que réseau officiel canadien des Jeux Olympiques, nous sommes impatients et fiers de présenter les Jeux Olympiques de Rio 2016 aux Canadiens. Il faut se rendre à Rio de Janeiro, une ville où les risques pour la sécurité sont nombreux. Que ce soit les « pickpockets », le virus Zika ou les menaces plus importantes à la sécurité, CBC/Radio-Canada a établi des plans et des stratégies bien précises pour assurer la sécurité de ses employés qui seront sur place pour couvrir les Jeux.

Nous avons rencontré les responsables de la sécurité de nos employés et de nos invités de marque qui voyageront à Rio, dans le but d’en apprendre un peu plus sur la manière de « travailler normalement » dans des conditions qui ne sont pas toujours évidentes.

Rencontrez Benoit Suire et Harris Silver, les deux chefs, Déploiement des activités à haut risque, de nos composantes médias (Services français et Services anglais respectivement). Lorsqu’il est question de gestion des risques, ces deux-là savent de quoi il en retourne. Tous deux ont une vaste expérience militaire : Benoit a travaillé pour le ministère français de la Défense, en plus d’avoir servi en Afrique de l’Ouest, en Afghanistan et autres déploiements; Harris a été dans les forces armées canadiennes et il a travaillé pour l’ONU.

En quoi consiste la planification de la sécurité pour les Jeux olympiques?

Harris Silver : Ça fait plus d’un an que nous travaillons sur les mesures de sécurité à prendre en prévision des prochains Jeux Olympiques. On commence par évaluer les risques des lieux en fonction du travail que nous y ferons (par exemple, la couverture des nouvelles, des épreuves sportives, la programmation, etc.). On essaie ensuite de déterminer les dangers et leur probabilité, de même que leurs conséquences, bien entendu. On met en place des mesures d’atténuation pour ramener le risque à un niveau acceptable pour la Société et pour les personnes que nous déployons.

Benoit Suire : C’est d’abord un travail collaboratif qui consiste à mettre en place des synergies et des expertises au sein d’une logique plus globale qui est celle des Jeux Olympiques. Nous cherchons à créer une cohérence entre les réalités opposées du Canada et du Brésil. On veut s’assurer que nos équipes de reportage à Rio puissent servir le public canadien comme elles le feraient de n’importe où au Canada.

C’est important également de développer des liens avec nos hôtes. Mes expériences passées m’ont prouvé que le contact direct avec les gens sur place, et même l’immersion complète lorsque cela est possible, est une importante tradition qu’on ne doit pas sous-estimer. La plupart du temps, tout le monde en tire un avantage lorsque vient le temps d’évaluer les risques et d’adapter nos comportements. On doit agir de manière appropriée et avec respect. Après tout, nous sommes leurs invités.

Quels sont les principaux risques liés à la sécurité et vos recommandations?

Benoit Suire : Il y a de nombreux risques à Rio : les petits larcins, les vols, les agressions, la prostitution et la fraude sont les plus importants, sans compter les risques pour la santé associés au virus Zika.

Malheureusement, la réalité économique actuelle du Brésil fait en sorte que la criminalité est à la hausse. Les Jeux Olympiques sont l’occasion pour les criminels de diversifier leurs sources de revenus.

Comme simple mesure préventive, nous demandons aux gens de se déplacer en groupe, d’informer leurs collègues de leurs déplacements, d’utiliser les navettes olympiques, etc. Bien entendu, nous avons des recommandations et des procédures bien précises que nous communiquons à tous ceux qui seront là-bas sur le terrain.

Comment préparez-vous les équipes qui seront déployées à Rio?

Benoit Suire : Tous nos employés reçoivent une formation avant leur départ afin qu’ils sachent quoi faire. Nous sommes conscients que certaines mesures de sécurité que nous imposons peuvent être contraignantes, mais elles sont nécessaires.

Harris Silver : La formation et l’approche que nous adoptons consistent à éduquer nos équipes sur les risques qu’elles prennent et sur la manière de les ramener à un niveau acceptable pour elles. Ainsi, une fois sur place elles peuvent couvrir efficacement des histoires passionnantes à nous présenter et revenir pour le faire encore.

Benoit Suire

Nous remercions Harris et Benoit d’avoir pris le temps de nous parler. Alors que les Olympiques approchent, nous aimerions aussi remercier tous nos employés qui continuent de travailler sans relâche. Votre dévouement est inspirant et nous vous rappelons d’être prudents.

– Jennifer Bradbury, première spécialiste, communications internes
– Christena Morrell, première spécialiste, communications internes

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