Rêver d’être un oiseau

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’on doit éprouver quand on vole dans le ciel? Sandra Rolfe, qui travaille aux Ressources humaines de CBC/Radio-Canada depuis 2005, le sait! Au début des années 1990, Sandra a acheté une montgolfière… et ne l’a jamais regretté. Avec beaucoup de passion, elle m’a raconté qu’en montgolfière, on vole vraiment « librement ». On navigue en se laissant transporter au gré du vent.

Battre des records et faire tomber les barrières
Sandra a de nombreux records à son actif. Dans le monde des montgolfières, il y a des records pour la distance parcourue, l’altitude atteinte et la durée du vol, selon la taille du ballon à air chaud dans lequel vous volez. Les ballons à air chaud sont classés par catégorie selon le volume de leur enveloppe. « Au Canada, il n’y avait pas de records établis par des aérostières. Je trouvais ça inconcevable. J’ai donc entrepris de changer les choses. J’ai établi des records canadiens, tant dans la catégorie des femmes que dans la catégorie générale, ce qui signifie que j’ai également mieux fait que des pilotes masculins! »

Elle détient 47 records canadiens, deux records mondiaux, ainsi que 13 records canadiens et un record mondial en attente d’être homologués. Tout un exploit!

Établir un record est un effort collectif – elle n’est pas seule là-haut  
Avant de s’envoler, Sandra se prépare des mois à l’avance. Elle discute avec son partenaire Bill Whelan, directeur de projet et chef de l’équipement, pour décider du record qui pourrait être battu, de l’équipement à utiliser et de sa disponibilité. « On ne peut finaliser nos plans tant qu’on n’a pas la météo idéale. Il y a aussi toute une équipe et des observateurs qui nous suivent. Tout le monde fait ça bénévolement. Il a parfois fallu annuler des envolées parce que l’équipe technique n’était pas complète! »

Voler en montgolfière est un défi, tant sur plan mental que physique. Il faut être en forme physiquement pour installer l’équipement et le démonter; ça prend aussi de l’endurance. Voler exige un effort mental – il faut surveiller les conditions atmosphériques en tout temps et gérer le temps de vol. Pas question de faire une pause ou de s’arrêter en chemin – on doit gérer le vol jusqu’à ce qu’on réussisse l’atterrissage. Après vient la détente, en même temps que le sentiment d’accomplissement.

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la femme. Sandra, comme plusieurs autres, fait partie de ces femmes extraordinaires et exceptionnelles qui travaillent chez nous, et qui nous inspirent par leur détermination et leur passion. Merci à vous toutes!

– Hélène Breau-Cluney, Agente de communications, Communications institutionnelles

 


Le saviez-vous?

  • Écoutez l’interview que Sandra a accordée à CBC Radio sur sa dernière tentative de battre un record de vol. (anglais seulement)
  • Pour obtenir un brevet de pilote de montgolfière, on doit suivre un cours pratique d’au moins 16 heures avec un instructeur, réussir un cours théorique au sol, passer deux épreuves écrites et subir un examen médical.
  • Il est très difficile d’avoir le bon bulletin météo pour voler en montgolfière. Les prévisions habituelles donnent les conditions au sol et la météo pour l’aviation se limite aux altitudes élevées – les aérostiers, quant à eux, ont besoin de savoir quel temps il fait aux altitudes plus moyennes!

 

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