En tant qu’ancien étudiant de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et blogueur à Vancouver, lorsque j’ai appris qu’Hubert T. Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio Canada, viendrait à l’UBC pour rencontrer des étudiants et parler de l’avenir de la radiodiffusion publique canadienne, j’ai accepté l’invitation quelques minutes plus tard avec mon Android. Étant un observateur des changements presque quotidiens qui se produisent dans le paysage médiatique canadien, je voulais absolument savoir quelle approche CBC/Radio-Canada prévoyait adopter pour ne pas être dépassée par de petites organisations émergentes et novatrices. Fervent utilisateur de Twitter et blogueur local, je suis conscient de l’importance grandissante que prennent la conscientisation et l’engagement communautaires grâce aux médias sociaux –, et j’étais content de voir qu’Hubert T. Lacroix comprend aussi leur importance. Il a soigneusement détaillé le plan devant un auditoire attentif composé d’étudiants de l’UBC. Les investissements de CBC/Radio-Canada dans la programmation numérique, les plateformes numériques et les médias sociaux vont doubler d’ici 2015, pour représenter environ 5 % du budget de CBC/Radio-Canada. Hubert T. Lacroix a également discuté des plans visant à accroître les reportages produits en région et à se concentrer sur les reportages produits localement plutôt qu’à l’échelle nationale. La redistribution du budget permettra d’encourager et d’approfondir la production de reportages hyperlocaux qui seront pertinents pour les Canadiens au niveau de leurs communautés. Ce plan encouragera le échanges entre les Canadiens au sein de leurs propres communautés – il servira à tisser des liens entre les Canadiens, dans leur communauté et avec leurs concitoyens, ainsi qu’à les faire participer au dialogue.
Une activité de ce type n’est pas seulement avantageuse, elle est essentielle pour encourager la mobilisation des communautés et promouvoir la démocratie numérique. À une époque où les réseaux sociaux et l’établissement de relations en ligne sont devenus aussi naturels que de passer un coup de téléphone, il est réellement important de prendre ces relations en ligne et de les convertir en relations hors ligne. CBC/Radio-Canada a bien compris cela. Puisque CBC/Radio-Canada est une entité médiatique canadienne influente dans un des pays les plus grands du monde, il est facile pour les Canadiens de se sentir déconnectés de ce qui se passe à Toronto, par exemple. Mais les efforts déployés par Hubert T. Lacroix pour dialoguer activement et en personne avec les étudiants de l’UBC, portent cet engagement à un niveau supérieur et démontrent la valeur que représente CBC/Radio-Canada pour la démocratie numérique et la promotion de la culture locale.
Après l’exposé d’Hubert T. Lacroix, je me suis présenté et ai brièvement parlé de mon blogue (je rédige un guide sur les activités à Vancouver appelé The Cit Vancouver). Hubert T. Lacroix était sincère et intéressé quand je lui ai expliqué que j’étais d’accord avec le plan de CBC/Radio-Canada pour l’avenir de la radiodiffusion publique. J’ai été impressionné par son oreille attentive et son désir de me mettre en contact avec des dirigeants de CBC/Radio-Canada Vancouver étant donné que j’ai l’intention de participer au plan d’action de CBC/Radio-Canada à Vancouver pour ce passage au numérique. J’espère que mes concitoyens se sentent aussi motivés à participer à ce dialogue, à solliciter les médias locaux et à tisser des liens au sein de leurs communautés. Car, grâce aux iPhone, aux tablettes, à Android, aux ordinateurs portatifs et à d’autres appareils, nous avons tous la possibilité d’interagir davantage en matière de publications avec CBC/Radio-Canada et toutes les autres entités médiatiques – et la réalisation de cette transformation numérique est porteuse de valeur, de responsabilisation et de mobilisation.
- Kendall Titchener, créateur-rédacteur, The Cit Vancouver


