Le 1er avril 2011 marquera l’histoire du rap au Canada avec le Hip Hop Summit. Ce « sommet du hip-hop » mettra en vedette quelques-uns des plus grands noms du genre au pays, tous réunis sur une même scène pour un soir seulement.
J’ai eu l’idée de produire ce concert historique parce que le hip-hop, c’est ma vie. Je pense
aussi qu’il est temps que le public prenne conscience de toute la richesse de ce style de vie canadien et de la profondeur de cette musique.
C’est l’exposition T Dot Pioneers, tenue en mars et avril 2010 à la Toronto Free Gallery, qui m’a motivé à vouloir témoigner de mon amour et de ma passion pour ce genre de musique et de culture.
Je voulais raconter l’évolution du hip-hop canadien, du début des années 80 à aujourd’hui. Je veux qu’on prenne conscience que le hip-hop est une forme d’art qui mérite d’être respectée au même titre que n’importe quel autre genre musical.
Ce concert est aussi l’occasion de toucher un public qui ne nous connaît pas encore réellement. En nous adressant ainsi aux amateurs de hip-hop, ces derniers réaliseront que CBC existe aussi pour eux et joue un rôle rassembleur.
L’organisation de ce concert n’a pas été aussi simple que le résultat semble le laisser croire. Dès le départ, les défis ont été nombreux, mais j’étais déterminé à faire en sorte que ça fonctionne. Cela nous a pris presque deux ans pour en arriver où nous en sommes aujourd’hui. J’ai d’abord dû rédiger une proposition de projet pour CBC — qui a nécessité changement après changement afin de trouver un angle qui en ferait un événement vraiment extraordinaire. Puis, j’ai dû vendre l’idée aux artistes, à leurs agents et à leurs gérants. Il a ensuite fallu confirmer leur engagement, « discuter » avec eux et avec les collègues qui se sont totalement investis dans ce projet. L’organisation générale du concert n’a pas été de tout repos non plus, mais le résultat final en vaut la peine. Les retombées seront importantes.
Il est impossible de plaire à tous, mais le Hip Hop Summit est un événement marquant pour le genre au Canada. Le radiodiffuseur public national a réuni toutes ses ressources pour que ce concert voit le jour et soit présenté à un auditoire national. C’est une histoire et une culture qui font partie de ce que nous sommes, une expérience 100 % authentique et brut, exactement comme je le voulais.
Cette première fois étant lancée, j’ai déjà fini de planifier la suite pour l’an prochain. Restez à l’écoute…
- Chris Jackson, technicien de radiodiffusion, Studio Glenn-Gould / CBC Sound


