Dans les coulisses d’un atelier de CBC avec des créateurs de l’industrie

Février est le mois le plus froid de l’année. Tout le monde s’entend là-dessus. Moi, je le passe généralement en hibernation. Il faut d’excellentes raisons pour que je mette le nez dehors, et je le fais alors en grognant, en bougonnant et en ronchonnant. En février de cette année, je devais me rendre tous les samedis dans les bureaux de CBC à Toronto pour animer une série d’ateliers sur le développement de contenu destinés aux créateurs issus de la diversité. Eh bien croyez-le ou non, j’y suis allée sans grogner, sans bougonner et, surtout, sans ronchonner.

Le programme

Lorsqu’on m’a proposé le contrat l’automne dernier, je n’en revenais tout simplement pas. J’avais l’impression de m’être faufilée dans un programme qui répondait à une foule de questions qui m’ont habitée au fil de mon parcours de créatrice. En tant qu’éducatrice et animatrice le jour et artiste (auteure et actrice) le soir, je voyais cet engagement comme la parfaite union de mes deux univers. Je devais peaufiner le programme, communiquer avec tous les conférenciers et les inscrire à l’horaire, coordonner le volet mentorat, maintenir la communication entre tous les intervenants et animer les ateliers hebdomadaires. Chaque semaine, tandis que j’écoutais les conférenciers et les participants discuter avec passion d’idées, des normes de l’industrie et des priorités des réseaux, ce sentiment de m’être faufilée dans le meilleur programme de l’univers me revenait par bouffées.

La vision derrière le programme était extrêmement simple, certes, mais cette simplicité n’a jamais empêché la magie d’opérer. Rassemblez des créateurs de contenu établis, qui ont du succès dans leurs champs respectifs, et fournissez-leur les outils, les réseaux et les points de repère dont ils ont besoin pour accéder au monde apparemment hermétique de la production télévisuelle. Lorsque j’ai élaboré le programme, je tenais à savoir ce que les participants connaissaient déjà et quelles étaient les lacunes que nous pouvions combler. Grâce à leurs expériences diverses, ils ont fait des ateliers hebdomadaires un véritable vortex de connaissances et de rétroaction entre les participants, les conférenciers, les mentors et les animateurs. Tout ce dont les participants avaient besoin, c’est d’un accès, de soutien et de contacts pour passer au tableau suivant, et c’est exactement ce qu’ils ont obtenu.

L’équipe

Nous avons eu la chance de pouvoir compter sur le soutien de notre extraordinaire comité consultatif de CBC. De nombreux membres sont allés bien au-delà du concept de départ du programme : ils sont venus plusieurs fois aux ateliers, ont rencontré les participants à l’extérieur du cadre du programme, et nous ont mis en contact avec des conférenciers formidables issus de leurs réseaux personnels ou professionnels. Les entendre parler des nouvelles orientations de CBC et les voir s’engager dans le processus avec enthousiasme par leur présence aux ateliers m’a donné espoir et l’envie d’investir dans le réseau comme jamais auparavant. J’ai été époustouflée par l’ouverture de tous les conférenciers et par la générosité avec laquelle ils ont offert de leur temps aux participants et partagé avec eux leurs connaissances et leur réseau.

Les employés du service Inclusion et Diversité qui ont aidé à coordonner le programme ne sont très certainement pas étrangers au succès des ateliers. Leur minutie, leur patience infinie et leurs compétences en coordination, ainsi que les questions qu’ils ont posées aux participants et le soutien qu’ils leur ont fourni, ont fait de cette expérience une grande réussite. Mon ami Charles Officer, qui a été mentor dans le cadre du programme, est toujours une source d’inspiration pour moi. Il a contribué à l’ensemble des projets et y a consacré toute son attention et toute son énergie, et il a été présent aux côtés de tous les participants pour les guider, appuyer leurs idées et les encourager à considérer toutes les façons possibles de concrétiser leurs visions.

Les présentations finales

Les présentations finales ont été magnifiques. J’y ai assisté dans un état d’émerveillement, d’inspiration et de fierté. Je me rappelle m’être retournée à un moment donné et avoir surpris une dirigeante de CBC essuyer (pas très discrètement) une larme. La fierté était palpable. Chaque idée était tellement différente non seulement des idées des autres participants, mais aussi des contenus qui sont actuellement diffusés, que j’ai véritablement compris pourquoi il était nécessaire de créer un espace pour les créateurs issus de la diversité.

Quand on regarde la télévision, on a parfois l’impression que toutes les idées ont été exploitées et sont continuellement reproposées sous un angle légèrement différent. Ce programme m’a démontré qu’il existe tout un monde d’expériences encore à explorer – une foule d’idées à concrétiser et de contenus à créer. Ce n’est qu’en ouvrant la porte à ceux qui participent rarement à des projets tels que celui-ci que nous pouvons commencer à y puiser.

La diversité de ce groupe de créateurs reflète leurs différentes origines, ainsi que leurs expériences et leurs milieux culturels multiples, et favorise ainsi l’émergence d’idées uniques de contenus. Je suis totalement emballée par le champ des possibles que nous ouvrent ces esprits créatifs et par le chemin que CBC pourrait parcourir en reconnaissant leur génie et en développant leurs idées.

La suite

L’aboutissement… le test. Voici ce que j’espère :

J’espère qu’une de ces idées sera développée.
J’espère qu’une de ces idées deviendra une émission.
J’espère que CBC aura la chance inouïe de diffuser l’émission née d’une de ces idées.

– Amanda Parris, Ateliers sur le développement de contenu destinés aux créateurs issus de la diversité

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