En direct de la Monnaie royale canadienne

Chaque pièce de collection est composée à la base d’un lingot de métal coulé. Ensuite, le processus de transformation commence. En quelques étapes, l’équipement et le savoir-faire de la Monnaie royale canadienne permettent de transformer ces lingots en pièces finement gravées. Cette année, une de ces pièces – une pièce commémorative de 25 cents de 35 millimètres de diamètre, faite d’un alliage de cupro-nickel – célèbre le 75e anniversaire de CBC/Radio-Canada.

Nous avons envoyé une équipe de tournage à l’immeuble de la Monnaie, au 320, promenade Sussex, à Ottawa, afin de filmer le processus de monnayage, du début à la fin.

Tout d’abord, les lingots de métal (qui ont déjà été coulés à partir du métal en fusion) doivent être laminés, chauffés, puis laminés de nouveau pour former de longues bandes brillantes adaptées à la taille et à l’épaisseur de la pièce finie. Ensuite, les bandes sont découpées en disques plats appelés des flans, auxquels on ajoute des rebords. Avant qu’ils soient « frappés » – processus par lequel une image ou un relief est estampé sur le flan –, les flans doivent être lavés avec du savon, de l’eau et des billes d’acier inoxydable avant d’être séchés avec une serviette.

La dernière étape – lorsqu’un motif est frappé à l’aide d’un coin – est la plus remarquable. Avant la frappe elle-même, une équipe travaille à créer un coin, c’est-à-dire, un outil utilisé pour frapper une image ou un relief sur un flan pour en faire une pièce de monnaie. Le coin est un objet cylindrique en acier sur lequel est transféré un modèle en négatif de la pièce.

Une fois que le coin est en place et que les flans lavés sont prêts, la frappe se fait en quelques secondes. Le coin frappe un flanc après l’autre, faisant une longue chaîne de pièces qui seront vérifiées, emballées et vendues.

Le motif de notre pièce représente un microphone créé spécialement par CBC/Radio-Canada pour la visite du roi George VI et de la reine Elizabeth en 1939. À cette époque où la télévision n’existait pas encore, les micros portaient l’inscription « CBC ». D’après les documents d’archives, l’inscription « Radio-Canada » est apparue sur les microphones en 1950. Même le micro que tenait la journaliste Judith Jasmin en 1952 à l’inauguration de la télévision à Montréal portait l’inscription « CBC ». L’image du microphone a été reproduite et gravée sur un coin à l’aide d’un processus informatisé.

Le processus du monnayage constitue un bon parallèle avec la manière dont CBC/Radio-Canada a évolué avec le temps. Tout comme une pièce de monnaie, nous espérons mettre notre programmation et nos services entre les mains de tous les Canadiens.

– Eric Romanica, coordinateur des relations publiques,  Communications institutionnelles

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