Recherchés : membres des Premières Nations pour stages en journalisme à Radio-Canada

Une nouvelle forme de partenariat avec des organisations et des membres des Premières Nations est sur le point de voir le jour à Radio-Canada. J’utilise ici le mot « partenariat » parce que l’ensemble de ce projet repose sur un véritable esprit de collaboration soutenue entre le radiodiffuseur public et les Premières Nations.

Luc Simard, directeur du secteur Diversité et Relations citoyennes à Radio-Canada, travaille depuis deux bonnes années à implanter des stages rémunérés d’un an en journalisme pour les membres des Premières Nations. Il s’est inspiré d’un programme similaire lancé il y a quelques années par la CBC – un programme qui a donné de vrais résultats, dont le portail CBC News/Aboriginal (en anglais) que je vous invite à visiter, si vous ne le connaissez pas déjà.

Ma conversation avec Luc a été passionnante, aussi bien vous le dire tout de suite. D’emblée, il lance : « C’est vraiment un projet gagnant-gagnant. » Autrement dit, les stages d’un an dans les salles des nouvelles de quatre régions du Québec (Sept-Îles, Saguenay, Trois-Rivières et Québec) profiteront autant à Radio-Canada qu’aux partenaires autochtones, dont le Conseil en éducation des Premières Nations et les médias membres de la Société de communication Atikamekw-Montagnais. L’encadrement des stagiaires se fera autant par les collègues de Radio-Canada que par les organisations autochtones, une nouveauté.

Le but des stages est, bien sûr, de recruter et d’intégrer des journalistes membres des Premières Nations à l’Information de Radio-Canada, mais cette collaboration va dans les deux sens. Les stagiaires pourront aller et venir entre le radiodiffuseur public et les médias autochtones dont ils sont issus. Cette flexibilité, à laquelle tiennent les membres des Premières Nations, permettra aux stagiaires de faire profiter leurs médias de leurs nouvelles connaissances et expériences. « Il ne faut pas oublier que la moitié des autochtones au Québec vivent en ville, mais ils tiennent à garder un lien bien vivant avec leurs racines, leur communauté, le lieu où leurs parents et grands-parents ont vécu », précise Luc.

De son côté, Radio-Canada a tout à gagner de cette nouvelle forme d’association basée sur l’ouverture : non seulement les stagiaires permettront au radiodiffuseur public d’offrir une couverture plus exacte et sensible des réalités des Premières Nations, y compris les initiatives intéressantes qui voient le jour dans les communautés, mais ils pourront également traiter des sujets généraux d’actualité selon une perspective autochtone. « Je serais bien intéressé à voir comment un reporter autochtone pourrait approfondir les questions environnementales ou d’administration publique », me confie Luc.

J’ai bien hâte de connaître les réalisations concrètes de ces stages à partir de l’automne 2016. Pour le moment, les membres des Premières Nations intéressés peuvent envoyer leur C.V. accompagné d’une lettre de motivation avant le 15 juillet 2016 par le biais de notre site institutionnel.
– Jacinthe Lacombe-Cliche, rédactrice principale, Communications d’entreprise

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The Current, encore plus accessible

En février, l’émission d’actualités la plus écoutée à la radio, The Current, s’est associée au Fonds pour l’accessibilité de la radiodiffusion pour lancer un projet pilote visant à rendre la radio publique canadienne accessible à un auditoire plus nombreux et diversifié.

Dans le cadre de ce projet pilote, CBC a publié quotidiennement sur CBC.ca des transcriptions textuelles de l’émission. Tous les mois, le radiodiffuseur public a également filmé et monté des versions en American Sign Language (ASL) de documentaires présentés à l’émission, qu’il a diffusées sur CBC.ca. Une première pour CBC Radio, cette initiative unique dans l’univers médiatique canadien a permis à des millions de sourds et de malentendants, partout au pays, d’accéder aux contenus de leur radio publique. Depuis le lancement de ce projet, les transcriptions de The Current ont été consultées plus de 22 500 fois.

« Je veux remercier chaleureusement CBC pour ces transcriptions. Je suis malentendante et j’ai souvent du mal à suivre quand j’écoute la radio. J’ai hâte que ce projet pilote soit adopté et devienne pratique courante. » – Erin Cowan

– Erin Cowan

« Je veux remercier chaleureusement CBC pour ces transcriptions. Je suis malentendante et j’ai souvent du mal à suivre quand j’écoute la radio. J’ai hâte que ce projet pilote soit adopté et devienne pratique courante. » – Erin Cowan

Animée par la journaliste chevronnée Anna Maria Tremonti, l’émission primée The Current de CBC est l’émission d’interviews la plus écoutée au pays : elle attire près de 2,3 millions d’auditeurs toutes les semaines.

« Notre objectif est de favoriser une conversation nationale quotidienne sur les personnes et les idées qui font l’actualité, explique Anna Maria Tremonti. Avec ce projet de transcription, nous sommes ravis d’étendre la portée de cette conversation à de nouveaux auditeurs, notamment les personnes qui apprennent l’anglais, les sourds et les malentendants, les étudiants de niveau postsecondaire et les habitants des régions rurales.»
Le projet a reçu beaucoup d’éloges, d’un océan à l’autre.

– Toby Brooks

– Toby Brooks

« Madame Tremonti, je vous écoute avec intérêt depuis longtemps, même si monouïe baisse et que je n’entends pas toujours tout. Je vous remercie de vous faire la pionnière de l’accessibilité en radiodiffusion. Je pourrai maintenant lire les textes, et mes amis sourds pourront regarder les reportages traduits en ASL. » – Toby Brooks

Pour les auditeurs qui préfèrent lire les textes pendant qu’ils écoutent l’émission, les transcriptions sont un outil précieux leur permettant de perfectionner leur connaissance de l’anglais. Elles donnent aussi aux personnes qui apprennent l’anglais l’occasion de découvrir les contenus radiophoniques à leur rythme. En plus, elles peuvent facilement être traduites dans d’autres langues, ainsi qu’en braille.

Les transcriptions quotidiennes peuvent également être utilisées en classe par les étudiants de niveau postsecondaire, qui sont plus de deux millions au pays, puisque The Current aborde souvent des sujets qui sont étudiés et enseignés dans les écoles canadiennes. Les étudiants et leurs enseignants disposent maintenant d’une source bien utile pour citer les experts, universitaires, politiciens et personnalités culturelles canadiennes qui participent à l’émission d’actualités la plus écoutée du Canada.

Les personnes qui n’ont pas de lecteur audio ou qui vivent dans des communautés éloignées où l’accès à Internet haute vitesse est limité peuvent maintenant, pour la toute première fois, participer à la conversation nationale proposée par The Current. En outre, comme les moteurs de recherche textuels reconnaissent le contenu des transcriptions radio, les Canadiens peuvent facilement trouver et partager les histoires qui les touchent.

Par ailleurs, les versions en ASL de certains documentaires radio, diffusées tous les mois, donnent aux sourds et aux malentendants canadiens, dont le nombre est estimé au tiers de la population, une autre façon de découvrir des documentaires primés et de renommée internationale. (seulement disponible en français)

À une époque où les histoires se multiplient et sont diffusées sur de nouvelles plateformes, The Current nous rappelle que l’accessibilité et toujours aussi importante.

– Shayla Kelly, spécialiste, Communications d’entreprise

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Commentaires sur CBC.ca : Pour une communauté à votre image

Nous aimerions vous faire part d’une annonce importante à propos d’une mesure annoncée en mars et que nous espérons aura un effet positif sur les conversations qui se déroulent dans nos espaces en ligne.

CBC a toujours été au cœur des conversations des Canadiens. De plus en plus, ces échanges ont lieu en ligne. Si bon nombre d’espaces numériques disparaissent ou ont de la difficulté à maintenir un discours respectueux, nous croyons qu’il est possible de promouvoir un échange courtois d’idées dans nos communautés en ligne.

Les défis que nous avons à surmonter sont de taille – particulièrement avec une communauté aussi nombreuse que la nôtre – mais nous continuons de nous efforcer de créer un espace qui reflète une diversité de voix, encourage une compréhension commune de nos histoires et célèbre nos différences comme nos valeurs communes.

Une nouvelle approche

Il y a quelques mois, nous avons procédé à un examen complet de nos communautés en ligne : nature actuelle des échanges, manière dont nous appuyons nos membres et technologie à notre portée. Bien qu’en général, les commentaires publiés sur nos sites respectent nos lignes directrices, nous croyons qu’en adoptant une nouvelle approche nous pourrons éliminer certains des comportements plus troublants que nous observons parfois.

Le 13 juin, nous réinitialiserons nos communautés en ligne sur CBC.ca. Comme nous l’avons annoncé en mars dernier (lien disponible en anglais), tous les membres de notre communauté devront utiliser leur vrai nom pour publier des commentaires sur nos sites.

De plus, tous nos membres qui utilisent une adresse électronique pour ouvrir une session sur notre plateforme devront se réenregistrer et créer un nouveau compte. Les membres de la communauté qui accèdent à nos sites avec une adresse Facebook ou Google+ ne seront pas tenus de créer un nouveau compte, mais nous ne publierons plus de commentaires provenant des personnes qui utilisent un pseudonyme, peu importe la manière dont ils ouvrent une session.

Rebâtir notre communauté, ensemble

Nous ne ménageons aucun effort pour nous assurer que les commentaires publiés sur nos sites respectent les normes de qualité que vous attendez de radiodiffuseur public, mais nous comptons aussi sur vous pour nous aider à avoir des conversations respectueuses et à nous signaler tout comportement qui ne respecte pas nos lignes directrices.

Nous vous invitons à débattre de vos convictions avec passion, respect et ouverture d’esprit et à prendre l’entière responsabilité de vos contributions.

Un nouveau départ et un projet appelé à évoluer

Dans les dernières semaines, nous avons restauré le bouton « je n’aime pas » et nous avons ajouté une procédure de vérification des adresses électroniques de tous les nouveaux comptes. De plus, nous offrirons bientôt une nouvelle fonctionnalité qui permettra aux gens de rendre « silencieux » les trolls.

Nous continuerons d’investir pour faire évoluer notre communauté, notre relation avec nos auditoires en ligne et les liens entre eux. Nous vous invitons à nous faire part de vos réflexions, idées et opinions constructives. Nous miserons sur ce qui fonctionne et nous corrigerons ce qui n’est pas au point.

Il se peut que vous ayez des questions. C’est pourquoi nous avons tenté de prévoir ce qui pourrait vous préoccuper, et nous y répondons ici (lien disponible en anglais).

Bienvenue dans votre nouvelle communauté à CBC.ca (dès le 13 juin).

-Alex Johnston, vice-présidente, Stratégie et Affaires publiques, de CBC/Radio-Canada

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Avoir la flamme : Marie-José Turcotte au relais de la flamme olympique

Marie-Jose TurcotteQuand Marie-José a reçu un courriel de son patron lui demandant d’aller le voir à son bureau, elle s’est demandée ce qu’elle avait fait pour être ainsi convoquée. Elle ne se doutait pas que c’était pour l’inviter, au nom de la direction générale, à représenter le radiodiffuseur public au relais de la flamme olympique au Brésil! Un honneur, mais aussi une belle reconnaissance de sa contribution au journalisme sportif. « C’est touchant », m’a dit Marie-José avec humilité. J’ai bien senti au ton de sa voix à quel point cela lui fait plaisir.

Marie-José va se joindre aux 12 000 personnes qui vont participer au relais de la flamme dans 300 villes du Brésil. Elle va courir 200 mètres le 7 juin à Fortaleza, une ville de 2,5 millions d’habitants au nord-est du pays.

J’ai tout de suite voulu savoir comment on se prépare à vivre un moment aussi intense… sur une si courte distance! « Ce n’est pas un sprint! Je vais prendre mon temps et profiter du moment », a répondu Marie-José.

Il y a toute la symbolique rattachée à la flamme. Pour Marie-José, participer au relais, c’est d’abord le sentiment de « faire partie de quelque chose de grand ». La flamme est portée par des gens de tous les horizons : un réfugié syrien, un mathématicien, d’anciens athlètes, des citoyens… « Cette flamme est la même qui est partie d’Athènes, qui a traversé plusieurs pays et qui va allumer la vasque pour l’ouverture officielle des Jeux. La flamme est un symbole d’unité, de paix. Je sais que tout cela reste bien symbolique, mais la flamme veut semer l’espoir sur son passage, dans un monde qui ne va pas très bien. »

Si la couverture des Jeux laisse très peu de temps aux journalistes de s’imprégner de la culture du pays en raison des horaires très chargés et des distances entre les sites des compétitions, le relais sera pour Marie-José l’occasion d’aller à la rencontre des habitants de Fortaleza et de faire quelques reportages. « J’ai téléchargé l’application Babel le 1er février. C’est sûr que je ne parlerai pas le portugais, mais je sais comment cela touche les gens quand on s’adresse à eux en disant une phrase ou deux dans leur langue. Cela facilite les contacts. »

Marie-José se décrit comme une personne curieuse de nature avec une bonne mémoire. Sa tête est remplie des souvenirs de ses voyages et des 13 Jeux qu’elle a couverts depuis les débuts de sa carrière. Elle ne collectionne pas les objets et prend très peu de photos, mais elle aime bien remplir un carnet de voyage pendant les vacances. Au fil des ans, elle a adopté un petit rituel pour se sentir chez elle à l’étranger : « J’apporte toujours une vieille paire de sandales que je garde dans ma chambre d’hôtel. Après une longue journée, porter mes sandales me donne un peu l’impression d’être à la maison! »

Voilà quelques années qu’elle suit davantage l’actualité brésilienne en préparation pour Rio 2016. Elle lit beaucoup sur l’histoire, l’économie et la culture du pays. J’avoue être assez impressionnée par la quantité d’information qu’elle doit assimiler pour faire son métier. « Cela fait partie de mon quotidien, et quand le sujet nous intéresse, on dirait que cette assimilation se fait naturellement. » 

J’ai gardé la question la plus difficile pour la fin de notre conversation. J’ai osé demander à Marie-José s’il y avait qu’une seule discipline à suivre à Rio 2016, laquelle ce serait. La réponse ne s’est pas fait attendre : « Impossible! » J’ai quand même eu droit à cette confidence : « J’ai un coup de cœur pour l’athlétisme. Les Canadiens pourraient nous surprendre dans ces épreuves. Mais par-dessus tout, les Jeux olympiques sont l’occasion de faire la connaissance de gens qui ont vécu des choses exceptionnelles et de raconter leur histoire. »

– Jacinthe Lacombe-Cliche, rédactrice principale, Communications d’entreprise

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Notre initiative d’apiculture urbaine prend de l’ampleur

Après le lancement l’année dernière de notre initiative d’apiculture urbaine, les Services immobiliers et le Service de santé, sécurité et environnement sont fiers d’annoncer que notre programme de biodiversité prend de l’ampleur avec l’installation de ruches sur le toit de nos immeubles à Vancouver et à Winnipeg!

« Nous travaillons en partenariat avec Vancouver Honeybees (à Vancouver) et Beeproject Apiaries (à Winnipeg). Le programme vise à mobiliser les employés à participer aux initiatives de biodiversité, et à sensibiliser les gens au fait que les abeilles jouent un rôle crucial tant pour l’environnement que dans notre système d’approvisionnement alimentaire. De plus, cette initiative permettra à CBC/Radio-Canada de contribuer à freiner le déclin spectaculaire observé chez les populations d’abeilles », indique Athena Trastelis, première chef, Environnement.  

« J’ai participé à l’installation de quatre ruches sur le toit de notre immeuble de Vancouver le 18 mai dernier », déclare Daniel Langevin, premier chef, Santé, Sécurité et Environnement, Services immobiliers. « Les employés présents sur place qui ont entendu parler du programme étaient très enthousiastes d’apprendre qu’il prenait de l’ampleur. Athena participera à l’installation des ruches sur le toit de l’immeuble de CBC/Radio-Canada à Winnipeg, qui est prévue le 3 juin. Nous sommes tous les deux ravis et impatients de faire croître ce programme, et nous espérons poursuivre dans cette voie pendant les quelques années à venir ».

Petites anecdotes sur les abeilles mellifères :

  • Trois sortes d’abeilles cohabitent dans une ruche : la reine, les ouvrières (femelles) et les faux-bourdons (mâles).
  • La reine peut pondre jusqu’à 2 000 œufs par jour.
  • Les faux-bourdons n’ont pas de dard (donc ne piquent pas).
  • La durée de vie des ouvrières est d’environ 30 jours et elles se tuent littéralement à la tâche. Leur rôle consiste à : maintenir la ruche, nourrir la reine et les jeunes abeilles, emmagasiner le pollen et le nectar dans les alvéoles, boucher les alvéoles, construire et réparer les rayons de miel, ventiler la ruche et la protéger.
  • Les abeilles sont les seuls insectes au monde qui fabriquent un aliment comestible par les humains.
  • Les abeilles communiquent au moyen de messagers chimiques appelés phéromones, et grâce à un comportement très spécial : la danse des abeilles.

Petites anecdotes sur le miel :

  • Il existe cinq produits issus de la ruche : le miel, la cire, le pollen, la propolis et la gelée royale.
  • Le miel contient des conservateurs naturels : les bactéries ne peuvent pas s’y développer.
  • On trouve différentes saveurs et couleurs de miel, déterminées par les fleurs où le nectar a été récolté.
  • Une ouvrière produit en moyenne 1/12e de cuillère à thé de miel au cours de sa vie.

Le miel produit dans le cadre de cette initiative sera utilisé à des fins promotionnelles et caritatives internes. Cette initiative fait partie d’un vaste réseau d’activités déployées dans toute la Société, qui reflètent notre effort continu d’être une bonne entreprise citoyenne. Des détails sur ces activités sont disponibles dans nos Rapports de performance environnementale.

– David Oille, Premier conseiller, Communications stratégiques, Communications d’entreprise

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