Le site web des archives numérisées de CBC fait peau neuve

« Just watch me. » – Pierre Elliott Trudeau, octobre 1970

Depuis le lancement du site web des archives numérisées de CBC en juin 2002, le fameux échange de sept minutes entre Pierre Elliott Trudeau et le reporter de CBC Tim Ralfe, au plus fort de la crise d’Octobre, compte parmi les séquences d’archive favorites du personnel et des visiteurs.

Or, les utilisateurs de Mac ne pouvaient regarder la célèbre riposte de Trudeau, ni aucun autre extrait sur le site, sans télécharger au préalable un module d’extension permettant de visionner en continu les extraits Windows Media. De nombreux utilisateurs de Mac nous ont demandé comment s’y prendre pour accéder au contenu, mais nous avons sans doute perdu beaucoup d’autres visiteurs.

Le problème est maintenant résolu grâce au lancement du nouveau site web des archives numérisées de CBC. Le site a été entièrement remanié et utilise désormais le lecteur média interne de CBC, compatible à la fois avec Mac et PC.

Le nouveau site est pourvu d’un moteur de recherche par mots-clés, et les internautes peuvent parcourir les différentes catégories pour trouver le contenu qu’ils cherchent. La populaire section « On This Day », qui se présente sous la forme d’un calendrier, souligne les dates anniversaires d’événements passés.

Le site continue d’offrir plus de 6 500 extraits radiophoniques et télévisés, principalement tirés des émissions d’information et d’actualités de CBC qui remontent jusqu’à 1927 (avant même la fondation de CBC). La plupart des extraits sont accompagnés d’un résumé contextuel et de liens vers d’autres archives sur le même sujet.

Les enseignants y trouveront encore des centaines de plans de leçons sur des thèmes très variés. Ils peuvent faire revivre aux élèves du secondaire les événements marquants de l’histoire du Canada grâce au contenu audio et vidéo portant sur divers sujets, de la guerre froide au Marathon de l’espoir de Terry Fox, en passant par l’incontournable crise d’Octobre.

De plus, il est encore plus facile de partager les trésors du site d’archives de CBC : chaque extrait est accompagné d’un bouton « Partager » qui permet d’ajouter un lien dans Facebook, Twitter, Reddit ou Delicious.

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- Elizabeth Bridge, réalisatrice, Archives numérisées de CBC

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Chers amateurs de CBC Music…

Tout d’abord, nous souhaitons profiter de cette occasion pour vous remercier. Nous avons lancé CBC Music il y a à peine deux mois avec comme objectif de mieux répondre aux besoins musicaux des Canadiens, et le soutien obtenu de la part des artistes et des amateurs est impressionnant.

Nous ne pouvons vous dire combien vos courriels, messages Twitter, et affichages dans Facebook et les blogues, tous positifs, ont été appréciés. Ils nous permettent de savoir que tout le travail que CBC Music a représenté valait la peine, et que vous êtes sensibles aux efforts que nous déployons pour vous offrir la musique (et les histoires qui l’accompagnent) que vous voulez, quand vous le voulez, que ce soit sur votre ordinateur, sur votre portable, sur votre téléphone mobile ou à la radio traditionnelle. Merci encore.

Vous avez probablement lu récemment certains des articles qui ont été publiés au sujet d’un recours contre CBC Music déposé par une société privée auprès du CRTC, l’organisme de réglementation du Canada. Dans sa demande, la société allègue que CBC Music nuirait d’une manière ou d’une autre au marché concurrentiel des services de musique en ligne, notamment à son propre service d’abonnement en ligne, en raison de ce qu’elle prétend être une structure de paiement des droits « préférentielle » et du fait que nous recevons des fonds du gouvernement qui servent à financer en partie notre service. Dans sa demande, l’entreprise prie le CRTC d’ordonner à CBC/Radio-Canada soit de fermer le service CBC Music, soit de le modifier de façon importante.

À la lecture des préoccupations manifestées, il y a plusieurs choses que nous souhaitons préciser. Nous désirons par ailleurs vous demander de nous prêter votre voix pour la prochaine étape du processus du CRTC, au fur et à mesure que nous irons de l’avant.

Tout d’abord, CBC Music n’a droit à aucun traitement préférentiel lorsque nous négocions les droits. Comme pour tout le monde, la nature des services que nous offrons est examinée (soit par la Commission du droit d’auteur, soit par la partie avec qui nous négocions), et les tarifs sont établis ou négociés en conséquence.

Pour ce qui est de savoir si CBC Music fait « concurrence » aux radiodiffuseurs privés dans le même espace, nous pouvons dire sans trop nous avancer que chacun sait que CBC Music n’a pas été créée pour faire concurrence à d’autres. Elle est plutôt au service des Canadiens, des musiciens et de notre communauté culturelle.

Nous soumettrons une réponse complète au CRTC d’ici le 17 mai, et c’est là où vous entrerez en jeu.

Nous pensons qu’il est important que les artistes canadiens, les étiquettes de disque et les utilisateurs quotidiens de CBC Music écrivent au CRTC et lui disent ce qu’il pense de CBC Music, qu’il s’agisse :

  1. Du caractère distinctif du service (aucun autre service n’offre une telle gamme de contenu rédactionnel sur le contexte avec la musique);
  2. De l’importance de CBC Music pour présenter et promouvoir les artistes canadiens;
  3. Du rôle que nous jouons dans le milieu de la musique canadienne;
  4. De l’avantage que constitue le fait de présenter de la musique d’artistes canadiens aux côtés de grands artistes du monde entier.

Si vous voulez soumettre un commentaire au CRTC au sujet de la demande de Stingray, vous pouvez le faire en allant sur le site suivant : https://services.crtc.gc.ca/pub/Intervention/Submission-Soumission.aspx?lang=f&EN=201204479&ET=A#SE0 (suivez les étapes et cliquez sur Option 1, Soumettez une intervention /observation) avant le 17 mai 2012.

Il faut également noter que, si vous soumettez une observation pour appuyer CBC Music, vous la soumettrez en opposition à la demande de Stingray (cliquez sur le mot « opposition » que vous voyez à l’écran). Veuillez aussi vous assurer que vous envoyez une copie de votre envoi à Stingray (rbraide@stingraydigital.com) et à CBC/Radio-Canada (RegulatoryAffairs@cbc.ca).

Si vous avez des questions sur la manière de soumettre une observation, veuillez consulter la page suivante http://www.crtc.gc.ca/fra/info_sht/g4.htm dans le site web du CRTC, ou communiquez avec Raj Shoan aux Affaires réglementaires de CBC/Radio-Canada à l’adresse raj.shoan@cbc.ca.

Nous voulons vous remercier pour votre soutien continu à CBC/Radio-Canada, et plus particulièrement à CBC Music au cours des derniers mois; il signifie beaucoup pour nous et nos équipes. Nous serions ravis que vous joigniez votre voix à la nôtre; elle viendra renforcer les arguments déjà solides que nous présenterons au CRTC.

Sincères salutations,

Chris, Mark et Steve

Chris Boyce
Directeur général, Radio et Audio, CBC

Mark Steinmetz
Directeur, Programmation musicale, CBC Music

Steve Pratt
Directeur, Musique numérique, CBC Music

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Jeunes canadiens : le monde au pouvoir

J’ai eu le grand plaisir et l’honneur d’animer l’événement « Petit déjeuner réseautage Ère 21 pour les jeunes » au restaurant de la colline du Parlement. Organisé par la sénatrice Vivienne Poy et ses collaborateurs, ce petit déjeuner s’inscrivait dans le cadre des célébrations de la diversité du Mois du patrimoine asiatique et du Mois de l’histoire des Noirs. Plus de 100 étudiants d’établissements secondaires d’Ottawa et quelques-uns de leurs professeurs ont répondu présents. Au cours de ce rendez-vous annuel, des jeunes pleins d’avenir de la région de la Capitale nationale se rencontrent afin de discuter du vaste éventail de possibilités de carrières qui s’offrent à eux, de la manière dont ils peuvent surmonter les défis et réaliser leurs objectifs. Cette année, de jeunes professionnels véritablement inspirants ont fait part de leur expérience et de leurs encouragements à un parterre d’adolescents ravis. Les étudiants étaient captivés. Il fallait voir leurs visages déjà souriants s’éclairer encore plus pendant ces discussions stimulantes et encourageantes.

Photo Credit: Wayne Duford

Photo: Wayne Duford

Tout a commencé par un mot de bienvenue de la sénatrice Poy et par quelques remarques et renseignements sur l’événement, de la bouche de Michael Harrison, président de la Société du Mois du patrimoine asiatique d’Ottawa et de June Girvan du Centre éducatif J’Nikira Dinqinesh. Ensuite, le kayakiste John Hastings a évoqué ses rêves olympiques. Puis on est passé à la discussion de groupe, que j’ai eu la chance d’animer. Les organisateurs avaient choisi trois jeunes gens brillants, aux parcours tout à fait uniques, qui ont parlé de leur expérience et donné des conseils aux jeunes : Jeff Copenace, Phil Nguyen et Rathika Sitsabaeisan.

La poétesse Jenna Tenn-Yuk, figure du spoken word, a lancé la discussion en récitant un poème évocateur sur ses origines jamaïcaines et asiatiques. Puis est venu le tour de Jeff. Anishinabe, originaire du Nord de l’Ontario, il est actuellement premier analyste politique pour l’Assemblée des Premières Nations. À peine âgé de plus de trente ans, Jeff est déjà un vieux routard de la politique provinciale et fédérale. Il a présenté quelques statistiques coups de poing sur la réalité des défis que vivent les Premières Nations, mais a aussi fait passer un message d’espoir en parlant de la nécessité de rendre hommage aux anciens et de travailler main dans la main pour aller de l’avant. Il a répété que les étudiants ne sont pas juste les leaders de demain, ils sont des acteurs clés de la réalité d’aujourd’hui. Ce point de vue original a vraiment fait l’unanimité dans le public.

Ensuite, Phil Nguyen, « Master Phil » comme il aime qu’on l’appelle, a parlé des bienfaits d’une vie saine et du rôle qu’elle peut jouer dans la réussite de quelqu’un. Ceinture noire septième dan de taekwondo, Phil Nguyen dirige l’académie d’arts martiaux Black Belt Excellence Martial et est aussi un conférencier spécialiste de la motivation. Dans l’un de ses messages, qui a vraiment trouvé un écho auprès des jeunes, il a parlé de la nécessité de s’améliorer d’au moins un pour cent par jour. Il a ensuite fait monter quelques étudiants sur l’estrade pour leur montrer comment casser des planches d’une seule main et se défendre à coups de pied. Peu de gens s’attendaient à cette séance de défoulement!

Enfin, la députée Rathika Sitsabaeisan a parlé de son parcours, depuis son enfance au Sri Lanka jusqu’aux sphères de la politique fédérale au Canada. Députée du Nouveau Parti démocratique de la circonscription de Scarborough-Rouge River, elle a surmonté bien des obstacles qui se dressaient devant elle en tant que jeune femme de couleur pour occuper son poste actuel de présidente adjointe du caucus fédéral du NPD. Rathika a à cœur de préserver sa langue et sa culture tamoules ici au Canada, et sa carrière politique déjà remarquable a fait réagir l’auditoire, qui avait une foule de questions à lui poser sur la manière de débuter en politique.

Quelle bouffée d’air frais et quel modèle à suivre, ces jeunes de notre communauté dotés de si grandes ambitions! D’où qu’ils viennent, ils représentent l’élan et le mouvement qui peuvent faire de notre communauté et de notre pays un endroit formidable. En réseautant avec leurs pairs d’autres écoles et communautés, ils sont toujours au courant des possibilités et des occasions qui s’offrent à eux. J’ai grandi dans une petite communauté ojibwée de la baie Georgienne et j’ai souvent eu du mal à comprendre le monde qui m’entourait et à savoir où était ma place. Heureusement, j’ai découvert dans le journalisme l’art de raconter des histoires et j’ai pu parcourir le monde très tôt. Aujourd’hui, nos jeunes sont encore plus liés qu’avant au sein de la communauté grâce à des initiatives comme celle-ci. Ces jeunes sont nos leaders, et avec l’ambition et la connaissance qui sont déjà les leurs, notre avenir s’annonce des plus souriants.

– Waubgeshig Rice, vidéojournaliste, CBC/Radio-Canada

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CBC/Radio-Canada au travail : Cher Lee

Cette semaine, Cher Lee est l’employée présentée par CBC/Radio-Canada au travail. Cher est chef des Communications et du Marketing, et elle gère l’image de marque et la promotion de titres du réseau Radio One et de documentaires pour la télévision.

  1. Quelle est la première chose que vous faites en arrivant au travail? Appuyer sur le bouton « Lecture » de la diffusion en continu de Radio One et vérifier mon agenda pour la journée.

    Cher Lee

    Cher Lee

  2. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre emploi à CBC/Radio-Canada? Avoir l’occasion de travailler avec un éventail aussi large de personnes talentueuses et intéressantes, des réalisateurs aux animateurs, en passant par les responsables des services numériques.
  3. Quel talent aimeriez-vous avoir? Un bon sens de l’organisation.
  4. Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis? L’honnêteté et l’humour.
  5. Quels sont votre plat et votre boisson préférés? Ça change souvent! Cette semaine, c’est le beurre d’amande et l’Orangina.
  6. Quelle est votre plus grande réussite? Avoir vécu, travaillé et voyagé à l’étranger toute seule.
  7. Quel est votre voyage préféré? Le trajet en voiture de Whistler à Vancouver, en Colombie-Britannique.
  8. Quelle est votre plus grande extravagance? Pas de BlackBerry après 21 h et une visite mensuelle chez le pédicure.
  9. Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui voudrait suivre vos traces?Apprendre l’humilité, travailler sa grammaire et trouver un bon mentor.

Un grand merci à Cher de nous avoir répondu! Si vous avez des questions pour elle, affichez-les ici.

– Sarah Lue, animatrice de blogue

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La télévision par Internet a changé : La montée de Netflix

Netflix s’adresse aux adeptes de la télévision et non aux « coupeurs de cordon » .

L’adoption rapide de Netflix par les Canadiens suscite beaucoup de questions sur l’avenir des services de télévision par abonnement. Une nouvelle étude de l’Observateur des technologies médias (OTM) révèle qu’un nombre de ces préoccupations sont pour l’instant exagérées.

Les résultats de l’étude sont communiqués dans un rapport intitulé « La télévision par Internet a changé : La montée de Netflix », par l’Observateur des technologies médias (OTM).

Nous avons découvert que plus de quatre abonnés à Netflix sur cinq sont aussi abonnés à un service de télévision classique, comme la télévision par câble ou par satellite.  En fait, plus d’un tiers d’entre eux sont aussi abonnés à des services de télévision payante comme TMN et Movie Central.

Étant donné que la vidéothèque de Netflix comprend de nombreux téléfilms et téléséries, elle représente un service attirant pour les gros consommateurs de télévision.  Les téléspectateurs de Netflix consacrent 28 % de plus que la moyenne canadienne à la télévision, visionnement de Netflix compris.

L’offre multi-écrans de Netflix (télévision, ordinateur, tablette, téléphone intelligent) constitue également un modèle pour les fournisseurs de services de télévision qui essaient de lancer un service semblable. L’étude de l’OTM conclut que, même si de nombreux abonnés à Netflix regardent la programmation sur de multiples écrans, 75 % de l’écoute totale de Netflix se font sur un écran de télévision.

Même s’ils accèdent à Netflix principalement sur leur téléviseur par l’entremise d’Internet, de nombreux abonnés ne se rendaient pas compte au départ qu’ils accédaient à Internet lorsqu’ils regardaient Netflix sur un écran de télévision. Aux yeux des abonnés, Netflix est plus un service de télévision qu’un service Internet.

Si vous voulez en savoir davantage concernant ce rapport ou l’étude de l’OTM en général, visitez le site web.

- Mark Allen, Directeur, Recherche et analyse stratégique, CBC/Radio-Canada

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Défi dansé

Ce n’est pas tous les jours qu’on vous demande de faire des folies à la caméra. Eh bien, ça m’est arrivé! Je travaille derrière la caméra, mais comme j’aime bien faire rire les gens, j’étais prêt à plonger. Tout a commencé le vendredi 20 avril. Ce jour-là, notre nouvelle animatrice, Jill Smith, m’a demandé si j’accepterais de relever un défi dansé. Je lui ai répondu « OUI! » après à peine quelques secondes de réflexion, et elle m’a confirmé que les réalisateurs étaient d’accord. Ils étaient d’ailleurs surpris que j’acquiesce si rapidement!

Puis, les heures passaient et je me suis mis à me demander comment j’allais y arriver, quels pas de danse je ferais. Devant le miroir des toilettes (là où tout le monde aime aller pour danser, c’est bien connu!), j’ai exécuté quelques mouvements, histoire de me donner confiance.

Enfin, l’émission débute. Je prends place derrière Jill alors qu’elle parle du concours « Dance Dare » de l’émission The Ellen DeGeneres Show, et dès que la caméra revient sur Jill, je commence à me trémousser. Pendant mon numéro, Jill continue de discuter avec son collègue Costa Maragos, qui se retient pour ne pas éclater de rire. Et moi je me dis « continue de danser, surtout ne t’arrête pas! » Je crois que j’ai offert une bonne performance malgré le manque d’espace – j’ai eu beaucoup de plaisir et je recommencerais volontiers! C’est toujours une bonne idée d’oser faire des choses qui vous font du bien et qui vous secouent un peu les puces. Et c’est encore mieux quand il n’y a aucun blessé et que tout le monde rigole et en parle! Merci beaucoup Ellen d’avoir présenté l’extrait à ton émission!

- Chanss Lagaden, technicien à CBC

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La gestion d’esprits créatifs

En pédalant sur le chemin du boulot l’autre matin, je me disais que la gestion de personnel créatif – rédacteurs, designers, réalisateurs – différait peut-être de la gestion d’employés d’autres domaines.

En tant que rédactrice et gestionnaire d’une équipe de rédaction à CBC/Radio-Canada, j’ai besoin d’avoir le contrôle de mes projets sur le plan créatif, de bénéficier d’une grande autonomie et de disposer de suffisamment de temps et d’espace pour donner le meilleur de moi-même.

Je pense que les esprits créatifs souhaitent plus que toute autre chose avoir l’occasion de s’arrêter et de se dire « formidable, ça fonctionne vraiment très bien », que ce soit à propos du texte d’un sketch humoristique, d’une nouvelle publicité, d’un article en ligne ou d’un documentaire radio. Et c’est tant mieux si d’autres intervenants trouvent, eux aussi, le travail bien fait.

Par ailleurs, j’ai l’impression qu’ils sont moins sensibles aux facteurs externes comme les promotions, le pouvoir, l’argent ou le prestige, à moins que ces avantages ne leur donnent un plus grand contrôle sur ce qu’ils créent et sur leur façon de travailler.

Mais tout cela n’était que théorie.

J’ai commencé par demander l’avis d’une de mes rédactrices. En plus d’abonder dans mon sens, elle a ajouté qu’elle avait besoin d’être passionnée, ou du moins intéressée, par ce qu’elle fait. Que ce n’était pas qu’un boulot pour elle.

CBC/Radio-Canada est la plus importante institution culturelle au pays et emploie une foule de personnes dont le rôle principal est de créer. Il est donc évident que le fait de connaître les méthodes de gestion permettant d’obtenir le maximum des esprits créatifs doit être une priorité pour la Société.

J’ai donc décidé d’en parler avec Francine MacInnis, qui dirige le groupe de gestion des talents à CBC/Radio-Canada. Titulaire d’un doctorat en psychologie, elle est manifestement passionnée par son travail. Voici ce qu’elle m’a dit :

« Si je devais définir le type de recherche que nous faisons, je vous dirais que nous étudions principalement le marché actuel, où la créativité et l’innovation occupent une grande place. En fait, nous devons adopter une approche très humaine de la gestion qui permettrait aux employés de s’investir complètement, de vivre leurs passions et de développer leurs idées au travail. Nous devons aussi nous éloigner du modèle de travail traditionnel de la révolution industrielle qui n’était pas conçu pour le travail créatif.

« Pour y arriver, nous devons offrir confiance, souplesse et autonomie à nos employés, et les inviter à s’impliquer dans les domaines qui les font vibrer, même si ceux-ci s’éloignent parfois de leurs principales fonctions. L’application d’une telle philosophie peut s’avérer difficile dans notre milieu de travail, où les projets doivent tourner rondement! Toutefois, je crois que nous devons nous pencher sur la question, car nous tirerons un avantage concurrentiel du fait que nos employés mettent tous leurs talents au service de la Société. »

Le célèbre analyste de carrières américain Dan Pink a écrit plusieurs livres et donné de nombreuses conférences sur la motivation. Après des années de recherches scientifiques sérieuses, il a démontré que les avantages comme les primes et les commissions n’encouragent ni la réflexion, ni la créativité, et qu’au contraire, ils émoussent la réflexion et bloquent la créativité. Il explique que les trois choses qui stimulent véritablement la motivation et la créativité chez les employés sont l’autonomie, le contrôle et la présence d’objectifs.

Francine MacInnis est d’accord : « Les objectifs, la passion et l’autonomie sont essentiels pour développer des idées inspirantes et les concrétiser. Heureusement pour nous, ce n’est pas nécessairement une question d’argent. Nous devons vraiment continuer de nous efforcer de créer les meilleures conditions pour nos employés et ensuite faire de notre mieux pour leur donner le champ libre. »

- Leah Geller, chef de la rédaction, CBC/Radio-Canada

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Mises à jour de notre rencontre avec les employés

La direction de CBC/Radio-Canada a tenu une rencontre avec les employés de partout au pays et a expliqué comment elle compte faire face aux pressions financières. Un site web a été lancé aujourd’hui pour expliquer les détails du plan. Nous allons continuer à partager les mises à jour au fur et à mesure que nous les recevrons … Un grand merci à tous pour continuer à montrer votre appui.

Voici quelques extraits vidéo de notre rencontre aujourd’hui:

Hubert T. Lacroix, président-directeur général

Louis Lalande, vice-président principal, Services français

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Chaque heure compte

« What a difference a day makes… » Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que je pense à l’Heure pour la Terre, ces paroles de la célèbre chanson de Dinah Washington me reviennent en tête. Vous vous demandez sans doute comment j’en arrive à confondre une heure et un jour… Eh bien! détrompez-vous, car je ne confonds rien du tout!

C’est simplement que lorsque j’entends parler de cet événement – qui aura lieu le 31 mars 2012, de 20 h 30 à 21 h 30 (heure locale) – je me prends toujours à espérer qu’il se prolonge au-delà de l’heure prévue. Sur une année qui compte 365 jours, 52 semaines, ou encore 8 765 heures, une petite heure, c’est bien court pour accomplir quelque projet que ce soit, alors imaginez sauver la planète!

Mais je crois quand même à la valeur de l’Heure pour la Terre. Bien entendu, il s’agit d’un acte symbolique. Durant cette heure, nous marquons le coup avec une foule de petits gestes. Nous pensons à éteindre nos moniteurs, nous tâchons de ne pas laisser les lumières allumées quand nous quittons une pièce, nous débranchons nos chargeurs d’appareils électroniques, etc.

C’est très bien, mais nous pouvons certainement faire mieux. Personnellement, je me fais un devoir de respecter l’environnement tous les jours. Je recycle le moindre petit bout de matière réutilisable, même si je dois prendre le temps de le nettoyer et de le classer au bon endroit. J’utilise ma propre tasse plutôt que de prendre un gobelet de papier chaque fois que j’achète une boisson. J’opte autant que possible pour des produits de nettoyage écologiques et biodégradables, même s’ils sont parfois un peu plus chers que les produits ordinaires. Je dépose mes piles épuisées dans un bac de recyclage réservé à cet effet, même s’il serait plus facile de les mettre à la poubelle avec le reste de mes déchets ménagers. J’éteins le moteur de ma voiture si je ne roule pas pendant plus d’une minute, même s’il fait un froid sibérien.
Et la liste s’allonge.

Cette année, à l’occasion de l’Heure pour la Terre, le défi que je me lance – et je propose à tout le monde de le relever avec moi – c’est d’en faire un peu plus. Prenons conscience de la fragilité de notre planète, et adoptons notre propre résolution sur l’environnement qui nous permettra d’améliorer la situation.

Et vous, quelle sera votre contribution?

-  Julia Morris-von Luczenbacher, rédactrice, Communications institutionnelles, CBC/Radio-Canada

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Êtes-vous prêts pour le Combat des livres?

Que ce soit en me faisant dorer sous le soleil au chalet ou encore dans mon fauteuil préféré un dimanche glacial du mois de janvier, j’adore me plonger dans un nouveau roman.

Je suis donc très heureuse de voir revenir le Combat des livres sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada du 26 au 29 mars prochains. Cette série d’émissions spéciales, diffusée à compter de 20 heures à  Plus on est de fous, plus on lit!, m’a fait découvrir de bien belles œuvres au cours des années. Même si j’ai parfois été déçue que mon coup de cœur ne remporte pas le combat, ce débat littéraire regorge d’invités intéressants et d’œuvres émouvantes. C’est également une des rares émissions littéraires francophones au pays.

Version française de l’initiative Canada Reads à CBC, le Combat des livres en est à sa neuvième année. De L’avalée des avalés de Réjean Ducharme à L’énigme du retour de Dany Laferrière, en passant par Dolce Agonia de Nancy Houston à Un dimanche à la piscine à Kigali de Gil Courtemanche, le Combat des livres met en valeur la littérature d’ici.

Le combat prend la forme d’un débat entre quatre personnalités qui doivent défendre l’œuvre  de leur choix. Un seul livre est couronné grand vainqueur par un jury et reconnu comme l’opus que tous doivent lire.

Ce sont des panelistes éclectiques qui s’affrontent cette année dans l’arène de l’animatrice Marie-Louise Arsenault. Le comédien/chanteur/animateur Gildor Roy défiera ainsi l’ex-président-directeur général du Collège des médecins du Québec, Yves Lamontagne, l’humoriste Nabila Ben Youssef et Tasha Kheiriddin, éditorialiste au National Post.

Les livres à l’honneur cette année : Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle, La petite et le vieux de Marie-Renée Lavoie, Le sourire de la petite juive d’Abla Farhoud et la Voleuse d’hommes de Margaret Atwood.

Quelle œuvre réussira à mettre ses adversaires K.O.? C’est à suivre dès lundi.

- Sophie Bernard-Piché, rédactrice, CBC/Radio-Canada

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