Le changement : la seule constante dans l’industrie des médias

Le secteur des médias au grand complet est au cœur d’une transformation fondamentale, une transformation difficile sur le plan humain.

Hier, nous avons apporté des changements fondamentaux à nos services locaux et au service de musique de Radio-Canada, ICI Musique.

Au niveau local, en particulier, nous amorçons un grand virage : nouveaux services, nouveaux postes, plus de services numériques, des nouvelles tout au long de la journée. Ces changements nous aideront à servir les Canadiens et à rester pertinents, aujourd’hui et demain. Le revers de la médaille, c’est que des personnes voient leur vie chamboulée, surtout dans les régions cette fois-ci. Et cela fait mal au coeur.

Avec notre nouvelle structure, nous rééquilibrons la répartition de nos effectifs au pays pour nous assurer que chaque région reçoit un service de base. Au-delà de cela, nous adaptons notre offre aux besoins et aux habitudes de chaque communauté. CBC Vancouver demeure notre plus grosse station locale, l’Alberta deviendra une zone d’innovation numérique, et ICI Acadie déménagera dans un nouvel immeuble à Moncton à la fine pointe de la technologie multimédia et doté d’espaces de travail modernes.

Les mesures annoncées hier ont tout à voir avec nos orientations futures. Nous créons de nouveaux postes, nous développons les compétences de nos employés et nous prenons le virage des nouvelles locales en continu en donnant la priorité aux plateformes mobiles.

Nous n’abandonnons pas nos services locaux traditionnels – les grilles de programmation locales pour la radio restent les mêmes. Nous continuerons de diffuser des bulletins télévisés de nouvelles locales le soir, mais dans un format différent.

Nous serons plus locaux, à moindre coût. Et c’est crucial. Les régions ont toujours été et demeurent une priorité incontournable. Si nous voulons véritablement servir les communautés du Canada, nous devons le faire en assurant notre viabilité à long terme. Le plan local réduit le coût de nos services et les transforme pour qu’ils correspondent aux habitudes de consommations actuels et futurs de nos auditoires.

À l’heure actuelle, ces changements sont surtout douloureux. Des personnes talentueuses et dévouées devront entreprendre des démarches pour relever d’autres défis.

Ce genre de transformation est difficile. Presque tous les radiodiffuseurs du monde sont touchés, d’une façon ou d’une autre. Mais voilà : le changement sera la seule constante dans l’industrie des médias à court terme.

- Hubert T. Lacroix, président-directeur général, CBC/Radio-Canada

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« La science, c’est pour tout le monde » Une entrevue avec Julie Payette, la nouvelle collaboratrice de Découverte

JulieLe 15 mars 2015, l’émission Découverte a diffusé la première d’une série de capsules de vulgarisation scientifique de Julie Payette, la directrice du Centre des sciences de Montréal depuis 2013.

Au cours de sa brillante carrière, Mme Payette a participé à deux missions spatiales à bord de la navette, en 1999 et en 2009. J’ai voulu en savoir davantage sur la nouvelle collaboratrice de Découverte et ce qui l’a amenée à se consacrer à la vulgarisation scientifique pour le grand public. Elle a eu la gentillesse de m’accorder une entrevue téléphonique.

Le Centre des sciences de Montréal existe depuis l’année 2000 et accueille 750 000 visiteurs par an. « Le Centre s’intéresse à la science qui nous touche tous, pas celle en détail qu’on apprend à l’université, mais celle qu’on découvre en s’amusant », explique Mme Payette.

Découverte et le Centre des sciences de Montréal ont un objectif commun : informer les gens. « Les moyens sont différents – Découverte présente des reportages et le Centre des sciences, des expositions – mais le but est le même : donner une culture scientifique à tout le monde. »

Mais pourquoi favoriser une culture scientifique pour tous? Surtout à une époque où nous avons accès à une quantité phénoménale d’information du bout des doigts? À cela Mme Payette répond que « toute société de savoir doit augmenter son bagage de connaissances dans tous les domaines pour continuer d’avancer. Toute société de savoir doit avoir ses institutions culturelles, y compris ses institutions de culture scientifique, dont font partie les centres de sciences et les émissions de vulgarisation scientifique ».

Mme Payette insiste sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une formation universitaire pour avoir des notions en science. « Si vous remplissez un pot Mason à ras bord de sauce à spaghetti et que vous le mettez au congélateur, il va exploser. C’est un principe en physique : les liquides augmentent de volume quand ils deviennent des solides. » Le Centre des sciences a d’ailleurs ajouté des capsules pour réaliser des expériences déjantées à la maison sur son site web (voir les Capsules ScienceXpress) .

Se familiariser avec la science, c’est aussi développer son esprit critique : poser des questions, formuler des hypothèses, faire des tests… « L’esprit critique est essentiel pour prendre de bonnes décisions et faire preuve de discernement par rapport à tout ce qu’on nous dit, par exemple pour faire la part des choses sur tout ce qu’on entend sur les changements climatiques », ajoute Mme Payette.

Et que fait la directrice du Centre des sciences de Montréal quand elle ne se consacre pas à la vulgarisation scientifique? Elle me confie que, comme tous les parents, son rôle de mère de famille la tient très occupée, mais qu’elle aime bien jouer à un jeu de logique de temps en temps, pour la détente, cette fois-ci.

- Jacinthe Lacombe-Cliche, rédactrice principale, Communications institutionnelles

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La météo, c’est leur boulot

À l’occasion de la Journée mondiale de la météorologie, le 23 mars, j’ai demandé à quelques météorologues et reporters de CBC et de Radio-Canada quel événement météo les avait le plus marqués ces dernières années. Voici leurs réponses.

christyChristy Climenhaga, CBC North
@cclimenhaga

Comme météorologue dans le Nord, j’ai été exposée aux conditions météo les plus extrêmes qu’on puisse imaginer, mais une tempête se distingue du lot : l’orage apocalyptique du 30 juillet 2014 à Yellowknife.

Il a éclaté pendant la pire saison de feux de forêt depuis 30 ans dans les Territoires du Nord-Ouest. Yellowknife a été recouverte de fumée durant des mois, et dans ces conditions, cet orage violent a produit des effets extraordinaires! À 17 h 30, le ciel de Yellowknife était d’un orange vif dû aux particules de fumée en suspension dans l’atmosphère. Peu de temps après, tout est devenu complètement noir (autant que durant les nuits d’hiver, même si le soleil était toujours présent). L’orage n’a causé que de la pluie (pas de grêle ou de rafales destructrices), mais la fumée et les épais nuages nous donnaient l’impression d’être au Kansas durant un ouragan! Après l’orage, le soleil est revenu et le ciel était d’un rouge incroyable. C’était vraiment une tempête inoubliable!


Pascal Yiacouvakis, ICI Grand Montréal et Le téléjournal de 22 h
@supertyphoon1

pascalL’année 2014 fut la plus chaude à l’échelle de la planète ainsi qu’en Alaska. Ce qui est remarquable avec l’Alaska et la Côte du Pacifique, c’est que ce temps anormalement chaud a eu un impact sur l’Est du Canada. Le patron du courant-jet fut modifié (creux à l’Est) amenant du temps plus froid que la normale sur la majeure partie de l’Est du pays durant l’hiver 2013-2014 ainsi qu’en janvier et février 2015.

williamWilliam Bourque, ICI Acadie
@WillBourque_RC

Pour ma part, c’était la tempête de neige de fin janvier début février 1992 qui a duré trois jours sans arrêt et qui a laissé 162 cm dans son sillage à Moncton.

Bon deuxième, serait cet hiver avec sa fréquence de tempêtes et de blizzards, et les températures glaciales qui les ont accompagnés sans répit. Puisqu’il n’y a eu aucune période de redoux, on peut voir des montagnes de neige partout, du jamais vu de ma mémoire à Moncton, surtout en début de printemps.


Chantal
Chantal Plouffe, ICI Ottawa-Gatineau
@chantal_plouffe

Plusieurs situations météo ont retenu mon attention, comme la micro-rafale qui a touché le camping de Val-des-Bois en juillet 2011. Une série d’orages qui avait aussi fait tomber la scène du Bluesfest à Ottawa.  Les témoignages suite à ce puissant coup de vent et à ces orages avaient été saisissants.

Un autre événement qui m’a marquée, c’est sans aucun doute les pluies diluviennes qui ont causé les inondations des 23 et 24 juin 2011 en Outaouais. Les collines de la Gatineau ont reçu plus de 250 mm de pluie en moins de 24 heures, cela représente le double de la quantité moyenne que l’on reçoit mensuellement en juin. C’est un record de tous les temps!

Encore aujourd’hui lorsque je croise des téléspectateurs, il n’est pas rare qu’on me parle de cet événement météorologique. Parfois ce sont des gens qui ont été directement touchés et, à d’autres moments, ce sont des gens qui ont été étonnés de la force des images que nous avions présentées à ce moment et des témoignages de ceux et celles qui devaient se remettre de ces inondations.

*

Nous aimerions aussi savoir quel est l’événement météorologique qui vous a le plus marqué ou impressionné. Racontez-le-nous!

- Jacinthe Lacombe-Cliche, rédactrice principale, Communications institutionnelles

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Avec Future 40, CBC braque ses projecteurs sur le leadership autochtone

Kendal NetmakerKendal Netmaker est le fondateur de Neechie Gear, une entreprise autochtone de production de vêtements de la Saskatchewan. Lauréat de plusieurs prix d’entrepreneuriat, il est invité à donner des conférences sur le leadership partout dans le monde. Ancien récipiendaire de la distinction Future 40, cette année, il fait partie du jury.

 ***

Agir comme un modèle autochtone, c’est une grosse responsabilité.

J’essaie de démontrer à la société dans son ensemble que les membres des Premières Nations ont tout ce qu’il faut pour être de grands leaders. Il suffit d’avoir la volonté de se comprendre et de tout faire pour collaborer afin de rendre le monde meilleur.

Avec son initiative Future 40, CBC a un grand rôle à jouer sur ce plan.

En 2013, j’ai été sélectionné pour faire partie d’un groupe de 40 jeunes – de formidables acteurs du changement de la Saskatchewan. La publicité de l’événement et l’accès à une plateforme où faire connaître notre parcours m’ont beaucoup aidé, car mon image de marque – personnelle et commerciale – constituait à l’époque le fondement de ma réussite future au Canada.

Grâce à cette nomination, j’ai pu raconter mon histoire sur la même tribune que d’autres jeunes Autochtones aussi reconnus dans le cadre de Future 40, comme Michael Linklater, Simon Bird, Kevin Seesequasis, Erica Lee et Tala Tootoosis.

L’initiative Future 40 de CBC, qui souligne l’excellent travail de leaders issus des quatre coins du monde, démontre que notre province dispose des outils et des talents nécessaires pour réaliser de grandes choses. Je dis toujours que la Saskatchewan regorge de personnes exceptionnelles capables de transmettre leurs connaissances et d’agir à titre de mentors ou de modèles.

Nous avons besoin d’initiatives comme Future 40, qui encouragent et favorisent une culture axée sur la réussite chez tous les habitants – y compris les Autochtones – de la Saskatchewan.

J’aimerais donner un conseil à tous ceux qui prennent des risques pour réaliser quelque chose d’exceptionnel. Lorsque vous rencontrez des obstacles ou avez du mal à y voir clair, pensez aux leaders reconnus par CBC dans le cadre de l’initiative Future 40 et au travail qu’ils ont dû abattre pour atteindre leurs buts. Plus rien ne semble impossible lorsqu’on regarde des personnes se fixer des objectifs ambitieux et les atteindre.

En fin de compte, la seule personne qui peut vous empêcher de réussir, c’est vous. Les seules personnes qui pourront avoir une influence sur vous, ce sont les personnes qui vous entourent. Qui voulez-vous que ce soit?

Faites une nomination dès maintenant à l’adresse cbc.ca/future40.

- Kendal Netmaker, entrepreneur et ancien lauréat de Future 40

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A l’intérieur de #HackingCBCMTL

hackathon1Je n’avais jamais assisté à un marathon de programmation. J’imaginais une salle plongée dans la pénombre, où seule la lueur provenant des écrans des ordinateurs permettait de s’orienter vers la machine à café. Des claviers cliquetant frénétiquement pour transposer les idées originales de tout un groupe d’esprits créatifs réunis pour imaginer l’avenir de la radiodiffusion publique.

J’étais en partie dans le vrai, mais je pourrais ajouter ceci :

Le défi : concevoir pour CBC une manière d’être plus ouverte, interactive et accessible. En fait, révolutionner la façon dont CBC présente les nouvelles. En 48 heures.

Les hackers : des développeurs web, des concepteurs et des personnes « non techniques » – tous des membres du public – qui, après avoir fait connaissance, se sont regroupés en huit équipes.

Les experts : les équipes de hackers ont reçu un coup de main pour fignoler leurs solutions. Des journalistes de CBC Montreal étaient sur place pour expliquer comment les nouvelles sont recueillies et souligner les lacunes de la méthode actuelle. Des partenaires de l’événement, représentant le Festival international du startup, la maison Notman et NordOuvert, ont également distribué des conseils tout au long du week-end.

Le carburant : en plus de la passion, de l’énergie et de la capacité de fonctionner avec très peu de sommeil, voire pas du tout, les hackers ont semblé carburer aux bonbons, aux biscuits et à la caféine.

L’ambiance : je suis arrivée au deuxième jour du marathon. Tout était calme, même que par moment il régnait un silence presque inquiétant, tandis que les équipes étaient concentrées sur leur travail. Quand les membres du jury se sont retirés pour évaluer les propositions, la salle s’est mise à résonner au son des discussions des équipes enfin libres d’échanger sur leurs idées.

Les gagnants : les créateurs de CBC Comm-unity ont remporté le premier prix. Leur proposition? Une application pour les nouvelles, alimentée de manière semblable à Tinder et permettant aux lecteurs de dire aux journalistes quels sujets de reportage ils aimeraient voir couverts, et conçue pour alimenter un fil de presse personnalisé.

Au moment de présenter leur proposition, la plupart des équipes avaient élaboré des prototypes à différents niveaux de fonctionnement. Les hackers étaient arrivés tôt et sont restés très tard. En deux jours, ils ont fait des choses que je ne croyais pas possible de faire avec des données. J’ai réalisé que ce n’était pas seulement une compétition, ni un gain facile pour CBC/Radio-Canada. Que les prototypes soient développés jusqu’à leur parachèvement ou non, l’événement représente tout à fait ce qu’Un espace pour nous tous cherche à accomplir. Il s’agit de personnes qui partagent leur vision du radiodiffuseur public – et qui contribuent à le créer.

De notre côté, nous continuerons de les écouter. Rendez-vous à la section « Laisser un commentaire » pour nous dire comment CBC/Radio-Canada peut se rapprocher encore plus de vous.

Je remercie les gens de CBC Montreal qui m’ont laissée m’infiltrer dans leur événement.

Pour plus de renseignements sur l’événement, regardez les reportages de CBC Montreal : #HackingCBCMTL: What is a hackathon?

*À noter que la plupart des liens dans ce blogue pointent vers des sites disponibles en anglais seulement.

– Emma Bédard, conseillère, Communications stratégiques

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Google Earth permet aux ingénieurs de la transmission d’économiser temps et mots

L’équipe de l’Ingénierie de transmission a trouvé une façon de mieux faire les choses en se servant de Google Earth. L’équipe utilise des logiciels spécialisés pour effectuer les calculs du rayonnement et pour mesurer l’intensité du champ et la conformité au Code de sécurité 6, mais elle se sert de Google Earth pour analyser ses données. Google Earth est simple et facile à utiliser, mais, comme le souligne Charles Rousseau, premier ingénieur du spectre, « le fait d’utiliser cet outil a un impact important – cela permet à l’équipe d’être plus efficace et de présenter les données plus clairement ».

L’analyse du rayonnement, par exemple, est plus facile avec Google Earth parce que les données peuvent être superposées sur une photo de la région couverte. Ainsi, les ingénieurs de la transmission peuvent repérer rapidement les secteurs touchés par tout changement apporté aux paramètres de la station. Google Earth fournit aussi de l’information qu’il n’est pas possible d’obtenir avec d’autres logiciels de cartographie, comme le repérage d’obstacles, tels des montagnes et des forêts, ou même des immeubles en hauteur dans les centres-villes.

Avant l’utilisation de Google Earth, les données du rayonnement étaient exportées vers un logiciel de cartographie professionnel et spécialisé coûteux. Ce logiciel affiche les données sur une carte, mais ne fournit pas l’information sur l’image comme le fait Google Earth et n’est pas aussi facile à utiliser.

Un fichier Google Earth peut être joint aux rapports de l’Ingénierie pour permettre aux clients et à la direction de voir et de comprendre les recommandations de l’équipe de la transmission. Même une personne avec peu de connaissances techniques peut comprendre les données présentées dans Google Earth. Ainsi, les ingénieurs de la transmission n’ont plus à rédiger d’explications détaillées dans leurs rapports, puisqu’il suffit aux clients de jeter un coup d’œil aux fichiers Google Earth. Comme le dit Charles Rousseau, « Google Earth fait économiser du temps et beaucoup de mots. »

-Melanie Miles, rédactrice/réviseure, Communications institutionnelles

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Denis McGrath : un auteur qui a appris à aimer tweeter en direct

Denis McGrath  est un scénariste, dramaturge et producteur originaire de New York, Denis McGrath a mené sa barque de Vancouver à St. John’s, en passant par Los Angeles et Le Cap. Auteur de dramatiques, de comédies, de documentaires, de films d’animation et de jeux vidéo, il espère pouvoir un jour écrire exclusivement pour les téléphones cellulaires. Il a récemment travaillé sur plusieurs émissions de télévision, notamment X Company, Continuum, Bitten et Less Than Kind.

***

C’était tellement facile à l’époque du disque laser : on mettait le disque dans le lecteur, on prenait un cocktail, on chauffait le micro et on commençait à parler.

J’ai raté l’âge d’or des commentaires sur DVD. À un moment donné, tout avait été dit et ça devenait un peu déprimant d’écouter des vedettes de films d’action à l’accent prononcé sombrer dans le mutisme en regardant leurs doubles plus jeunes et plus musclés. Aujourd’hui, en tant qu’auteur pour la télévision, on me demande souvent d’embarquer dans ce rituel qu’est devenu le twittage en direct.

Mais attention : c’est plus difficile qu’il n’y paraît!

Je crois que les créateurs – les artistes, les réalisateurs et les auteurs – s’expriment dans leur travail. Après, c’est au tour de l’auditoire de réagir. Mais pour une certaine frange de la population, il est important d’établir une connexion avec ceux et celles qui font une émission. Si cela permet d’inciter plus de monde à regarder cette émission en direct, tant mieux. En plus, j’aime qu’on flatte mon ego. Mais attention au revers de la médaille!

Si cinq cents personnes disent des choses gentilles et qu’un crétin joue au gars des bandes dessinées dans les Simpson, il faut beaucoup prendre sur soi pour ne pas se focaliser sur cette petite voix négative. Tout au fond d’eux, les auteurs et les acteurs sont des êtres profondément masochistes.

J’ai donc élaboré quelques règles pour tweeter en direct :

1) Rappelez-vous que les gens veulent surtout parler aux acteurs. Si vous le pouvez, lâchez une bonne blague ou un commentaire élogieux et décalé à un acteur. Donnez aux gens quelque chose à retweeter… prenez une longueur d’avance.

2) La futilité a du bon, et chercher à se justifier ne sert à rien. Laissez les choses se faire d’elles-mêmes.

3) Ne provoquez pas les trolls. Certains tordus trouvent leur raison d’être en faisant preuve d’une méchanceté sans borne dans la twittosphère, ce qu’ils n’oseraient jamais faire en personne. Prenez acte ou ignorez-les. Si la plupart sont juste des grandes gueules, certains sont profondément détraqués.

4) Les abonnés embarqueront, mais ne vous laissez pas entraîner par eux. Faites comme si vous n’étiez au courant de rien.

5) Appréciez pleinement la douce torture que vous infligez en refusant de révéler l’intrigue.

6) Si vous avez l’occasion de lancer une petite blague sur ce qui passe à l’écran, n’hésitez pas. Nous vivons dans un monde viral. Jouez le jeu.

7) N’hésitez pas à envoyer des fleurs et à attirer l’attention sur le travail remarquable d’un acteur, d’un réalisateur ou d’un concepteur. Si l’équipe s’est dépassée sur une prise, dites-le.

8) Au final, n’oubliez pas : ce n’est que Twitter. Dans une heure, les gens recommenceront à publier des photos de leurs burritos avec salade.

9) Montrez à vos abonnés que vous les aimez.

10) N’expliquez jamais comment on fait pour voyager dans le temps.

– Denis McGrath,auteur et coproducteur délégué de la série X Company.

 

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Une nouvelle génération de leaders à l’honneur à CBC Manitoba

CBC Manitoba braque les projecteurs sur la nouvelle génération de leaders, de bâtisseurs et d’acteurs du changement de moins de 40 ans de la province afin de mettre en valeur le travail de ceux et celles qui font du Manitoba un meilleur endroit où vivre aujourd’hui et demain. Le nom de notre projet est CBC Manitoba Future 40 et a été inspiré du succès qu’a remporté CBC Saskatchewan avec son initiative Future 40. Nous recherchons 40 personnes de moins de 40 ans qui incarnent le renouveau dans cette province.

Notre champ de recherche s’étend à de nombreux secteurs : arts, affaires, organismes communautaires, politique. Où qu’ils soient et quelles que soient leurs activités, les candidats les plus brillants sont sollicités. Grâce à Future 40, nous avons la chance rare de découvrir les parcours de tous ceux et celles qui changent les choses, ici au Manitoba. Parmi eux, il y a un scientifique qui travaille sur un médicament contre le cancer, un avocat qui aide les immigrants et les nouveaux arrivants, un artiste et un conférencier TEDx, des bénévoles qui font de la sensibilisation à l’injustice sociale et qui luttent pour l’éradiquer, des défenseurs des animaux. Et la liste est encore longue.

Alors, connaissez-vous quelqu’un qui, par ses actions, fait du Manitoba un meilleur endroit? Racontez-nous son histoire. Nous voulons avoir tous les détails. Vous avez jusqu’au 12 mars pour proposer un candidat.

- Gabriela Klimes, chef régionale, Communications, Marketing et Image de marque, Services anglais

top 40 - 2

Entrepreneurs, leaders ou bénévoles, voici les 40 personnes mises en nomination dans le cadre du projet Future 40 de CBC Manitoba.

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Rêver d’être un oiseau

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’on doit éprouver quand on vole dans le ciel? Sandra Rolfe, qui travaille aux Ressources humaines de CBC/Radio-Canada depuis 2005, le sait! Au début des années 1990, Sandra a acheté une montgolfière… et ne l’a jamais regretté. Avec beaucoup de passion, elle m’a raconté qu’en montgolfière, on vole vraiment « librement ». On navigue en se laissant transporter au gré du vent.

Battre des records et faire tomber les barrières
Sandra a de nombreux records à son actif. Dans le monde des montgolfières, il y a des records pour la distance parcourue, l’altitude atteinte et la durée du vol, selon la taille du ballon à air chaud dans lequel vous volez. Les ballons à air chaud sont classés par catégorie selon le volume de leur enveloppe. « Au Canada, il n’y avait pas de records établis par des aérostières. Je trouvais ça inconcevable. J’ai donc entrepris de changer les choses. J’ai établi des records canadiens, tant dans la catégorie des femmes que dans la catégorie générale, ce qui signifie que j’ai également mieux fait que des pilotes masculins! »

Elle détient 47 records canadiens, deux records mondiaux, ainsi que 13 records canadiens et un record mondial en attente d’être homologués. Tout un exploit!

Établir un record est un effort collectif – elle n’est pas seule là-haut  
Avant de s’envoler, Sandra se prépare des mois à l’avance. Elle discute avec son partenaire Bill Whelan, directeur de projet et chef de l’équipement, pour décider du record qui pourrait être battu, de l’équipement à utiliser et de sa disponibilité. « On ne peut finaliser nos plans tant qu’on n’a pas la météo idéale. Il y a aussi toute une équipe et des observateurs qui nous suivent. Tout le monde fait ça bénévolement. Il a parfois fallu annuler des envolées parce que l’équipe technique n’était pas complète! »

Voler en montgolfière est un défi, tant sur plan mental que physique. Il faut être en forme physiquement pour installer l’équipement et le démonter; ça prend aussi de l’endurance. Voler exige un effort mental – il faut surveiller les conditions atmosphériques en tout temps et gérer le temps de vol. Pas question de faire une pause ou de s’arrêter en chemin – on doit gérer le vol jusqu’à ce qu’on réussisse l’atterrissage. Après vient la détente, en même temps que le sentiment d’accomplissement.

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la femme. Sandra, comme plusieurs autres, fait partie de ces femmes extraordinaires et exceptionnelles qui travaillent chez nous, et qui nous inspirent par leur détermination et leur passion. Merci à vous toutes!

- Hélène Breau-Cluney, Agente de communications, Communications institutionnelles

 


Le saviez-vous?

  • Écoutez l’interview que Sandra a accordée à CBC Radio sur sa dernière tentative de battre un record de vol. (anglais seulement)
  • Pour obtenir un brevet de pilote de montgolfière, on doit suivre un cours pratique d’au moins 16 heures avec un instructeur, réussir un cours théorique au sol, passer deux épreuves écrites et subir un examen médical.
  • Il est très difficile d’avoir le bon bulletin météo pour voler en montgolfière. Les prévisions habituelles donnent les conditions au sol et la météo pour l’aviation se limite aux altitudes élevées – les aérostiers, quant à eux, ont besoin de savoir quel temps il fait aux altitudes plus moyennes!

 

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Michelle Tisseyre : une figure emblématique du monde des médias

Lorsque je pense à la journée de la femme le 8 mars prochain, je pense à toutes celles qui, bien avant ma génération, ont joué un rôle essentiel quant à la place des femmes dans la société et dans le monde médiatique.

Plusieurs animatrices cultes qui ont œuvré à CBC/Radio-Canada ont marqué le patrimoine culturel et la société au fil des ans, notamment Michelle Tisseyre, décédée le 21 décembre 2014.

Tôt dans les débuts de la radio et ensuite de la télévision, Michelle Tisseyre a été parmi celles qui ont réussi à changer l’image que l’on avait de la femme pour quelque chose d’un peu moins stéréotypé et traditionnel. La preuve : elle devient en 1941 la première femme à présenter le grand radiojournal des Services français et en 1945, elle joint le Service international de Radio-Canada où elle co-anime uneémission destinée aux troupes canadiennes d’outre-mer.

Son parcours à CBC/Radio-Canada est celui d’une pionnière et son nom est, pour moi, symbole de détermination et d’audace. Sa polyvalence est tout autant reconnue de tous puisqu’en dehors de la radiodiffusion, elle a également été journaliste, auteure, comédienne au théâtre et traductrice.

Le chemin parcouru par ces femmes permet aux générations d’aujourd’hui de bénéficier de toutes les avenues inimaginables et même dans des domaines traditionnellement masculins, un fait que l’on tient trop souvent pour acquis. La journée de la femme est l’occasion idéale de se remémorer et de célébrer ces femmes exceptionnelles!

Encore aujourd’hui, CBC/Radio-Canada se distingue par la qualité des femmes qui y travaillent et qui, chaque jour, font un travail hors pair ou qui se distinguent par leur parcours hors du commun. Découvrez le 8 mars prochain l’histoire d’une employée exceptionnelle qui s’est laissée porter par ses rêves.

Pour en savoir davantage sur Michelle Tisseyre, regardez le reportage de Radio-Canada.

- Nathalie Vanasse, Agente de communications, Communications institutionnelles

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