Hubert T. Lacroix : Mes notes d’allocution

Où nous en sommes

Eh bien, nous en sommes là encore une fois. C’est la troisième fois que je me retrouve devant vous pour faire une présentation de ce genre, et, je dois vous dire que j’ai zéro plaisir à le faire. J’imagine aussi que vous avez zéro plaisir à l’entendre.

En février, je vous ai parlé de nuages noirs. C’est mon travail de m’occuper de nos enjeux d’entreprise et de vous les communiquer, même lorsque les nouvelles sont désagréables. Je vous ai toujours promis, et c’est encore vrai, d’être franc et de vous expliquer l’état des choses de façon directe.

Alors, comment en sommes-nous arrivés là?

Bon nombre d’entre vous pourraient penser : tout ça, c’est à cause du hockey. Eh bien non. Ce serait trop facile d’attribuer tout ce qui arrive à la décision de la LNH de s’engager de façon exclusive avec Rogers.

Je serai cependant le premier à admettre que, pour nous, le hockey faisait partie intégrante de la Société, qu’il en était une pièce structurante, qu’il était ancré dans la grille de CBC Television et dans notre offre de services mobiles, qu’il nous donnait du poids sur les marchés publicitaires et qu’il avait un impact sur la répartition de nos ressources financières entre CBC, Radio-Canada et nos services hors médias.

De plus, le choix par la LNH d’un seul radiodiffuseur exclusif a également un impact sur l’ensemble du marché de la publicité, sur les rapports de force entre les radiodiffuseurs généralistes et les chaînes sportives spécialisées. L’environnement médiatique francophone est également touché, puisque TVA possède maintenant les droits pour les matchs nationaux du samedi soir incluant les séries éliminatoires.

Alors oui, la perte du contrat du hockey est importante, mais ce n’est qu’une pièce dans un casse-tête beaucoup plus compliqué. Parlons-en.

pressions

Premièrement, la télévision. Toute l’industrie connaît une baisse du marché de la publicité – environ 5 % dans l’ensemble au cours de la dernière année. Tous les radiodiffuseurs généralistes sont touchés, et ni CBC ni Radio-Canada n’ont été épargnées. De plus, depuis l’été dernier, la grille de la télévision de CBC aux heures de grande écoute n’a pas eu le succès attendu auprès des 25-54 ans qui représentent le groupe démographique le plus important pour les annonceurs. De plus, nous devons maintenant planifier les revenus de la grille de CBC Television aux heures de grande écoute sans l’effet d’attraction du hockey ainsi qu’avec Rogers et TVA qui détiennent maintenant les droits de la LNH.

Ces facteurs combinés représentent une diminution de nos revenus d’environ 47 M$.

Deuxièmement, comme vous le savez, les ventes de publicité sur CBC Radio 2 et Espace musique sont beaucoup plus faibles que prévu. C’est très décevant. Nous essayons de rétablir la situation, mais nous n’atteindrons pas les projections initiales. Nous en sommes loin. Cela représente un manque à gagner de 13 M$ qui touche presque uniquement les Services anglais.

Troisièmement, nous faisons face à d’autres pressions provenant de facteurs comme l’augmentation automatique de nos frais fixes (pour 42M$) et l’impact d’un gel du financement au titre de l’inflation salariale par le gouvernement fédéral pendant deux ans (pour 30M$).

Alors, quand nous arrivons à la fin de cette diapo, vous voyez quel genre de défi nous devions relever seulement pour équilibrer notre budget 2014-2015.

Et nous ne pouvons oublier que ces réductions s’ajoutent aux 390 M$ ou presque de pressions financières et de réductions que nous avons gérées depuis 2009 à cause de la récession de 2008-2009, du PARD et des mesures que nous avons prises pour adapter nos stratégies commerciales à ce moment-là, puis à cause de l’élimination du FAPL par le CRTC, de l’augmentation des coûts liée au gel du financement des salaires par le fédéral pour les années 2010, 2011 et 2012, de l’augmentation de nos coûts fixes, ainsi que des réductions dans le financement provenant du FCM.

Je vous avoue qu’équilibrer notre budget 2014-2015 s’est avéré être l’exercice budgétaire le plus compliqué depuis mon arrivée le 1er janvier 2008. Mais ce défi a fait ressortir une chose de façon très claire : nous ne pouvons réduire, de cette façon, la taille du radiodiffuseur public à tous les deux ans. Cela ne fait aucun sens. Et ce n’est pas le cours normal des affaires.

L’annonce d’aujourd’hui comportera deux volets.

D’abord, nous vous expliquerons comment nous avons équilibré le budget pour cette année.

Nous parlerons ensuite des changements plus significatifs à venir alors que nous préparons notre prochain plan stratégique et que nous voulons en arriver à un modèle économique durable, ce qui inclut la capacité d’investir pour l’avenir.

Pour équilibrer notre budget cette année, nous avons dû effectuer des compressions de 130 M$ dans toute la Société et, en plus, débourser 33,5 M$ en indemnités de cessation d’emploi. Ça veut dire que nous éliminons l’équivalent de 657 postes au cours des deux prochaines années.

Pour effectuer ces réductions, nous avons procédé de la même façon que pour les compressions liées au PARD. Nous avons tout examiné, de façon systématique, en tenant compte de notre plan stratégique 2015 et de ses priorités.

Toutefois, en cherchant des solutions et en essayant de protéger notre programmation canadienne aux heures de grande écoute, notre engagement envers les régions et notre engagement pour le numérique, nous avons réalisé que les chiffres étaient trop élevés et que notre marge de manœuvre était trop mince par rapport aux compressions que nous avions dû faire depuis 2009.

Nous n’avons pas été capables de protéger ces priorités autant que nous aurions aimé le faire. Et les Canadiens le remarqueront.

Je voudrais aussi immédiatement vous dire que, dans le contexte de ces réductions, il n’y aura pas de programme de retraite volontaire. Les coûts différentiels d’un tel programme sont trop élevés. Nous ne pouvons simplement pas nous le permettre. Alors, je tenais à vous le dire moi-même clairement : il n’y a pas de PIRV.

Je n’ai pas encore découvert de façon simple d’annoncer des nouvelles comme celles d’aujourd’hui. Je sais que bon nombre d’entre vous sont tristes. Je sais qu’il y aura beaucoup de questions. Nous y répondrons de façon transparente : lors de la séance de questions d’aujourd’hui, lors des réunions qui suivront, et à mesure que les choses se préciseront au cours des prochains jours.

Je promets que les personnes touchées seront traitées avec respect. Nous travaillerons avec vos représentants syndicaux pour procéder à ces réductions de façon équitable, tout en respectant nos conventions collectives. Les personnes touchées, et ceux et celles qui verront nos amis et collègues partir, pourront recevoir de l’aide.

Nous le ferons ensemble, comme nous devons le faire. Mais ça ne sera pas facile pour autant, je le sais.

En faisant les choix pour équilibrer le budget 2014-2015, nous avons dû accélérer le travail déjà en cours pour préparer notre prochain plan stratégique qui nous amènera en 2020. Nous devions nous assurer que les mesures annoncées aujourd’hui ne s’étaient pas faites en vase clos et ne mettaient pas en danger nos choix stratégiques futurs en réagissant aux besoins immédiats.

Nous avons donc établi quelques règles qui nous ont servi de guide :

  • À l’échelle nationale : La grille de la télévision aux heures de grande écoute doit obtenir de bons résultats; la radio parlée doit interpeller les auditoires; les nouvelles nationales continuent d’être notre principale force; les sites web nationaux doivent s’imposer et se distinguer;
  • À l’échelle régionale : Nous demeurons centrés sur les régions et y maintenons notre engagement, mais nous devons de façon urgente moderniser ou rationaliser nos façons de faire en tenant compte des réalités budgétaires; nous abandonnons immédiatement toute expansion de nos services locaux envisagée dans la Stratégie 2015;
  • Au plan du numérique : nous maintenons notre engagement à y affecter 5 % des budgets de programmation des composantes médias, mais les ressources pourraient ou devraient porter sur un nombre moins élevé d’initiatives à fort impact, et protéger les projets d’importance stratégique (comme Tou.tv).

Mais en appliquant ces règles, nous avons dû faire des choix controversés et très difficiles. Avant de demander à Heather et à Louis d’expliquer plus en détail comment nos composantes médias seront touchées, laissez-moi vous parler de l’impact de ces choix sur trois secteurs. Cela vous permettra de mieux comprendre le genre de radiodiffuseur public que nous deviendrons.

Premièrement, les sports. À compter d’aujourd’hui, CBC et Radio-Canada ne rivaliseront plus avec les radiodiffuseurs privés pour les droits des sports professionnels. Il est devenu évident que, dans ce secteur, nous ne pouvons plus concurrencer les radiodiffuseurs privés qui possèdent des chaînes sportives spécialisées (souvent plus qu’une) et les plateformes multimédias nécessaires pour monétiser les droits de diffusion qu’il faut maintenant s’attendre à payer.

Les réductions signifient également qu’il y aura moins d’événements et moins de sport, et que 50 heures de programmation originale seront éliminées de la grille 2014-2015 de CBC.

Notre couverture des sports amateurs sera également réduite. À compter de maintenant, nous envisagerons de présenter seulement des événements dont la diffusion nous permettra au moins de recouvrer nos coûts.

Conséquence de ces décisions : nous réduisons considérablement la taille de nos services des sports à CBC et à Radio-Canada.

Cela dit – et c’est très important – nous maintenons notre engagement à présenter des grands événements qui ont une importance nationale comme les Olympiques. Je suis fermement convaincu que ces événements font partie de notre mandat et que, un jour ou l’autre, si nous cessons de nous y intéresser, aucun autre radiodiffuseur ne prendra la relève. Nous devrons simplement nous y prendre autrement comme nous l’avons fait à Sotchi.

Deuxièmement, à cause de la perte du hockey, les revenus autogénérés deviennent encore plus importants et plus stratégiques. Nous devons regrouper notre force de vente et communiquer à nos partenaires commerciaux notre vision d’une offre multiplateforme pancanadienne unique.

C’est la raison pour laquelle nous prévoyons consolider les groupes Revenus sous un seul responsable, et offrir un service plus rationalisé aux annonceurs.

Ensuite, il y a les régions, où nous maintiendrons notre présence et notre capacité de cueillette d’information. Cela implique que nous devrons regrouper encore plus de ressources en région, et dans certains cas, remplacer des émissions locales par des émissions régionales, réseau ou en syndication.

J’espère que ces exemples vous donnent une idée de la direction que nous prenons. Nous sommes à l’heure de faire des choix, de combiner encore davantage les forces de CBC et de Radio-Canada et de repenser complètement nos services.

Je dois aussi vous dire une chose : équilibrer le budget 2014-2015 est loin d’être le seul défi que nous avons. Lorsque nous regardons 2015-2016 et au-delà, il nous reste encore du travail à faire pour en arriver à un modèle économique durable.

Je vous expliquerai davantage le processus amorcé dans le cadre de notre prochain plan stratégique, celui qui nous amènera en 2020. Mais je voudrais tout d’abord inviter Heather et Louis à vous parler de l’impact du budget sur nos réseaux.

Heather à Toronto – je te laisse la parole.

[PRÉSENATION DE HEATHER CONWAY]

[PRÉSENATION DE LOUIS LALANDE]

Merci Louis, merci Heather.

C’est ici qu’entre en jeu notre prochain plan stratégique.

Comme je l’ai dit plus tôt, nous avons accéléré ce processus. Au départ, nous pensions pouvoir terminer notre travail en 2014, et annoncer nos conclusions à l’automne ou, au plus tard, au premier trimestre de 2015. Maintenant, les annonces viendront au début de l’été.

En plus de la programmation canadienne aux heures de grande écoute, de l’importance des régions, d’une forte présence dans le numérique et les services mobiles, ainsi que des principes directeurs dont j’ai parlé plus tôt, nous avons commencé à identifier des secteurs prioritaires. Nous devrons également trouver, à même nos ressources, l’argent que nous voudrons y investir. Cela voudra dire abandonner certains secteurs d’activités ou les réinventer complètement. Cela voudra dire procéder à des changements importants à propos de ce que nous pouvons nous permettre de faire avec une base de revenus très différente.

Les changements fondamentaux que nous ferons devront nous servir pendant de nombreuses années. C’est pourquoi nous examinons tout et nous nous posons des questions cruciales comme celles-ci :

  • Aurons-nous besoin de ce service en 2020 lorsque nous tenons compte de nos énoncés de mission et de vision?
  • De quels services les Canadiens auront-ils besoin de notre part en 2020?
  • Quelle infrastructure est nécessaire pour répondre à ces besoins?
  • Comment pouvons-nous transformer certains de nos services les moins performants en offres nouvelles, plus mobiles et plus numériques?
  • Nous devons trouver de l’argent pour investir dans nos prochaines priorités. Cet argent doit provenir de nos propres budgets. Comment y arriverons-nous?
  • Nous venons de renouveler nos licences jusqu’en 2018, mais dans un environnement qui était complètement différent. Pouvons-nous nous permettre de faire ce que nous avons promis?
  • De nombreuses parties intéressées s’attendent à des investissements et à un appui de notre part. Elles devront réaliser qu’il y a maintenant des limites importantes à cet appui et que les engagements passés ne garantissent pas nécessairement les engagements futurs. Alors, comment nos partenariats devraient-ils évoluer?

Au même moment, nous regardons à l’étranger. Nous tenons des discussions constantes avec des radiodiffuseurs publics partout dans le monde. La plupart se posent les mêmes questions que nous.

En faisant toutes ces réflexions, nous visons à bâtir un modèle économique pour ne pas être obligés de répéter des annonces aussi sérieuses que celles d’aujourd’hui. Chose certaine, nous ne pouvons nous protéger contre les réductions budgétaires qui résultent des décisions du gouvernement ni contre les fluctuations des marchés. Mais nous pouvons augmenter notre capacité à affronter les tempêtes.

En 2020, nous devrons être une entreprise médiatique publique plus souple et plus ciblée, une entreprise qui est plus agile et qui peut s’adapter à mesure que les habitudes de consommation des médias par les auditoires changent, tout en respectant l’esprit du mandat qu’on nous a confié il y a plus de 75 ans.

Avec Sotchi, nous avons joint plus de 33 millions de Canadiens.

Nous l’avons fait ensemble, grâce à une collaboration plus étroite que jamais entre CBC et Radio-Canada.

Nous l’avons fait de façon différente, en étant un leader avec notre offre de services mobiles.

Nous l’avons fait en partenariat.

Nous avons agi rapidement, nous avons atteint nos cibles de revenus et d’auditoires et nous les avons tous impressionnés!

C’est dans cet esprit que nous devons aller de l’avant.

Maintenant, nous sommes ici pour répondre à vos questions…

- Hubert T. Lacroix, président-directeur général, CBC/Radio-Canada

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Les Jeux paralympiques : une expérience énergisante

Bien arrivée à Sotchi dans la nuit du 3 mars dernier. Nous sommes super bien installés au luxueux village des athlètes paranordiques où la température atteint des records olympiques.

Y’a de l’énergie dans l’air, ça c’est certain! Des drapeaux flottent aux balcons des chambres du village et les athlètes ont commencé leur traditionnel échange d’épinglettes.

Les conditions de neige sont difficiles, mais l’énergie et le sourire des bénévoles et de l’équipe du Comité paralympique canadien – qui nous ont accueillis comme des rois – compensent largement.

Parmi les 54 athlètes canadiens, 15 font partie de l’équipe de ski paranordique, qui comprend le ski de fond et le biathlon, c’est-à-dire 11 skieurs et les 4 guides qui accompagnent ceux à vision affaiblie.

C’est tout un honneur pour moi de me retrouver parmi des athlètes d’exception tels que Brian McKeever – 11 médailles paralympiques et seul athlète canadien à s’être qualifié à la fois pour les Jeux paralympiques et les Jeux olympiques – et Robbi Weldon – médaillée d’or en paracyclisme aux Jeux de Londres.

L’épreuve de biathlon court, qui s’est déroulée samedi (le 8 mars 2014), a marqué le coup d’envoi de ces Jeux, en présence du président russe Vladimir Poutine qui est un mordu du sport. On n’a pas l’habitude d’avoir des spectateurs aux Coupes du monde. Quelle foule énergisante! C’était impressionnant. Mark Arendz en a profité pour s’emparer de la médaille d’argent.

Je suis arrivée dernière, mais totalement emballée par cette première expérience paralympique qui m’a donné mon meilleur résultat au tir (7/10) à l’échelle internationale. Lors de ma première coupe du monde, en janvier 2012, j’avais manqué toutes mes cibles.

Je suis particulièrement heureuse de représenter le Canada au biathlon. C’est un sport très populaire en Europe mais beaucoup moins au Canada en raison, entre autres, du manque d’installations. Seuls trois des 11 skieurs canadiens se sont qualifiés à la fois au biathlon et au ski de fond.

Encore trois épreuves à venir : le biathlon moyen, le sprint en ski de fond et le ski de fond distance moyenne. L’expérience se poursuit!

- Caroline Bisson,  Athlète paranordique

Note : Depuis la rédaction de ce billet et au moment de sa publication, Brian McKeever a remporté 2 médailles d’or aux Jeux paralympiques, Mark Arendz une médaille de bronze au biathlon 12,5 km et Caroline Bisson s’est classée 11e au biathlon 10 km et 14e au biathlon 6 km.  

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Un moment de réflexion : les Rendez-vous de la francophonie 2014

Pour moi, la francophonie se célèbre au quotidien. Les Rendez-vous de la francophonie sont un bel exemple de ce que nous pouvons accomplir comme diffuseur public pour faire rayonner la francophonie canadienne. Rassembler les francophones et les francophiles de partout au pays par une programmation qui raconte les histoires des francophones et leur donne la parole fait partie intégrante de notre mandat.

C’est dans cet esprit que nous contribuons aux Rendez-vous de la francophonie, une célébration de la langue et de la culture francophone qui se tiendra cette année du 7 au 23 mars.

Les Rendez-vous offrent à Radio-Canada une vitrine extraordinaire pour mettre en relief diverses initiatives qui contribuent au développement de la francophonie canadienne. Cela s’inscrit dans une stratégie de programmation plus large qui mise sur la proximité et l’ancrage régional, des priorités qui sont au coeur du plan quinquennal Partout, Pour tous de CBC/Radio-Canada.

En voici quelques exemples :

  • Depuis l’automne 2013, nous offrons désormais des émissions de nouvelles sept jours sur sept partout au pays, un service multiplateforme amélioré par le renouvellement de la radio régionale notamment et une présence accrue des réalités régionales aux émissions du réseau.
  • Dans le cadre des Rendez-vous de la francophonie, nous avons depuis plusieurs années un partenariat avec l’Association canadienne d’éducation de langue française au sujet du projet Histoires collectives. Il s’agit d’un stimulant concours de rédaction qui s’adresse aux groupes des écoles primaires et secondaires de partout au Canada.
  • La 14e édition du Prix des lecteurs Radio-Canada, dont le mandat est la mise en valeur des oeuvres provenant de l’Ouest et des Territoires, de l’Ontario et de l’Atlantique (hors Québec). Le lancement du concours aura lieu le 20 mars 2014 à l’émission nationale Plus on est de fous, plus on lit et sera diffusée en direct devant public à l’Université de Moncton, et la grande finale sera à Pénélope McQuade le 30 avril 2014.
  • Nous proposerons une couverture et une programmation spéciale dans le cadre du 5e Congrès mondial acadien qui aura lieu du 8 au 24 août 2014 dans le triangle Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick, dans le Témiscouata au Québec et dans le Maine aux États-Unis.

Ce ne sont que quelques exemples, mais ils illustrent bien notre volonté, à Radio-Canada, de contribuer au développement et au rayonnement des francophones de partout au pays par une programmation qui leur ressemble et dans laquelle ils se reconnaîtront.

- Louis Lalande, Vice-président principal de Radio-Canada

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Faire découvrir les athlètes des Jeux paralympiques : la mission du journaliste sportif Jean St-Onge à Sotchi

Jean St-OngeAprès avoir couvert ceux de Pékin pour ICI Radio-Canada, Jean St-Onge s’apprête à vivre ses deuxièmes Jeux paralympiques, un événement qu’il attend avec impatience. « Les Paralympiques de Pékin ont été pour moi la plus belle expérience professionnelle et humaine que j’ai vécue, c’était fantastique! » Ça augure bien pour celui qui sera à Sotchi pour faire des entrevues avec des athlètes, résumer quotidiennement les compétitions et travailler aux émissions qui seront présentées sur le sujet.

Les athlètes qui participeront aux prochains Jeux ont chacun leur histoire, souvent triste et émouvante. Je me suis demandée s’il est difficile de s’en détacher pour couvrir les compétitions. « Quand on lit leur histoire, c’est vrai que ça nous touche énormément. Mais lorsqu’ils passent à côté de toi à 100 km/h en ski, tu oublies leur handicap et tu penses seulement à leur performance sportive. »

En lui parlant, je vois tout de suite que son expérience paralympique l’a marquée. «Quand je couvre les Olympiques, je suis affecté à un seul sport. Aux paralympiques, je vais avoir la chance de parler à tous les athlètes. En plus, ils sont d’une générosité incroyable. Ils sont conscients qu’ils sont les promoteurs de leurs sports, qui sont, grâce à eux, de plus en plus populaires. »

Des athlètes exceptionnels à suivre à Sotchi, il y en a plusieurs selon Jean St-Onge. « Brian McKeever, en biathlon et en ski para-nordique, qui a fini avec trois médailles d’or aux Paralympiques de Vancouver, s’était qualifié également pour les Olympiques. Tout un exploit! Il y a aussi Colette Bourgonje, en ski para-nordique qui, à 52 ans, en est à ses 10e Jeux, ainsi que Chris Williamson, un des athlètes les plus décorés au monde en ski para-alpin, qui est encore dans le coup à 41 ans. »

Bref, de beaux moments nous attendent aux Jeux paralympiques de Sotchi. Ça été un vrai plaisir que de parler avec Jean St-Onge. On lui souhaite, ainsi qu’à tous les athlètes canadiens, des Jeux à la hauteur de leurs attentes!

Suivez Jean St-Onge sur twitter : @jeanstonge.

- Marie-Eve Desaulniers, Conseillère principale, Projets et événements spéciaux, Communications institutionnelles

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Sotchi 2014 : une rencontre avec les Canadiens!

Ces dernières semaines, mes collègues et moi sommes allées à la rencontre des Canadiens. Hé oui, quel meilleur prétexte que les Olympiques pour discuter avec notre public? Et des Canadiens fiers, nous en avons trouvés des tonnes.

Notre plus grande découverte, c’est qu’à tous les âges, les Olympiques sont une passion. N’importe qui vous dira que lorsque les Canadiennes ont battu les Américaines au hockey, tout le Canada était derrière elles. Quel moment intense, les cris fusaient de partout!

Depuis la fin-janvier, nous avons rencontré des Canadiens. Timides au début, on a vite réalisé que les gens étaient heureux de venir nous parler des Olympiques et prendre des photos pour partager leur enthousiasme.

On a eu des frissons quand les 250 jeunes d’une école élémentaire ont créé une chorégraphie qui mettait en valeur les 15 disciplines olympiques. De les voir accomplir ensemble cette chorégraphie pour célébrer nos athlètes, c’était vraiment touchant!

En compagnie de l’athlète paralympique Jean Labonté, nous sommes allées rencontrer de jeunes sportifs du secondaire. Ces derniers buvaient littéralement les paroles de l’athlète et n’ont pas hésité à lui poser toutes les questions inimaginables. Quelle belle inspiration pour ces futurs athlètes!

Rencontrer des gens plus âgés a aussi été un de nos moments préférés. Une dame de 94 ans nous a avoué écouter les Olympiques presque jour et nuit et un couple marié depuis 60 ans se sont rappelés des moments olympiques mémorables.

Partout, les gens nous ont parlé des moments marquants de Sotchi… les médailles et les exploits, mais surtout, les histoires de nos athlètes qui mettent les larmes à l’œil.

Pour nous, Sotchi fut ponctué de belles rencontres, d’histoires touchantes et inspirantes. Aujourd’hui, on vit un petit deuil!

Rio est à nos portes, avez-vous hâte autant que nous?

- Marie-Eve Desaulniers, Conseillère principale, Projets et événements spéciaux, Communications institutionnelles

olympiques

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Plus de 33 millions de Canadiens ont regardé une partie de la couverture de Sotchi 2014 à CBC/Radio-Canada

Plus de Canadiens ont regardé la couverture de Sotchi 2014 à CBC/Radio-Canada qu’au cours de n’importe quels autres Jeux olympiques dans l’histoire. Depuis le début des Jeux, 96 % des Canadiens – plus de 33 millions de personnes – ont regardé du contenu de Sotchi 2014 sur l’une des plateformes de CBC/Radio-Canada, en français ou en anglais.

Notre vaste gamme de services numériques a permis de rassembler l’auditoire le plus considérable au Canada pour la couverture des Jeux olympiques. Plus de Canadiens ont regardé du contenu de Sotchi 2014 sur un ordinateur de bureau que tout le contenu olympique consommé sur toutes les plateformes numériques pendant Vancouver 2010. Les Canadiens ont consommé près de deux fois plus de contenu vidéo en ligne de Sotchi 2014 que pour Vancouver 2010. Il y a eu plus de 2,5 millions de téléchargements de l’appli mobile des Jeux olympiques de CBC sur les appareils iOS et Android.

C’est le dernier jour de Sotchi 2014, le dimanche 23 février, que l’auditoire a été le plus considérable. Près de la moitié de la population a regardé l’équipe canadienne remporter la médaille d’or au hockey sur glace. Un Canadien sur trois (près de 13 millions de personnes) a regardé les cérémonies de clôture en direct. Pour plus de détails, consultez les communiqués de CBC et de Radio-Canada sur les cotes d’écoute.

- France Bélisle, Directrice, Mobilisation du public, Communications et Relations publiques

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Plus de 17 millions de Canadiens ont regardé la demi-finale de hockey masculin entre le Canada et les États-Unis

Même en semaine, les Canadiens adorent le hockey. Plus de 17 millions de Canadiens ont regardé une partie de la couverture en direct à CBC/Radio-Canada lors de la demi-finale de hockey masculin entre le Canada et les États-Unis.

Plus de 15 millions de Canadiens ont regardé la couverture en direct à CBC. De ce nombre, environ 3,8 millions ont regardé le match en ligne. Environ 10 millions de téléspectateurs ont regardé au moins une partie de la couverture en direct, dont 8,6 millions lors des dernières minutes du match.

Sur ICI Radio-Canada Télé, près d’un million de personnes ont regardé une partie de la couverture en direct, avec des pointes de plus d’un million de téléspectateurs. Plus d’un million de personnes ont regardé le match en ligne sur ICI.Radio-Canada.ca.

Nous ferons le point sur le match de la médaille d’or de hockey masculin et la cérémonie de clôture des Jeux qui ont eu lieu dimanche.

- France Bélisle, Directrice, Mobilisation du public, Communications et Relations publiques

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Nouveau record d’écoute en ligne lors du match de la médaille d’or en hockey féminin

Le match de la médaille d’or en hockey féminin présenté le 20 février a permis à CBC d’établir un nouveau record d’écoute en ligne pour un événement diffusé en direct avec un auditoire moyen de plus de 325 000 personnes (chiffres préliminaires) sur les ordinateurs de bureau et les appareils mobiles. Le record précédent avait été établi la veille lors du match de hockey masculin entre le Canada et la Lettonie avec un auditoire moyen de plus de 280 000 personnes à CBC et à Radio-Canada sur les ordinateurs de bureau et les appareils mobiles! Le nombre de Canadiens qui ont regardé du contenu olympique en ligne a augmenté de plus de trois quarts de million hier, pour un total tout juste inférieur à 7,6 millions – 1 Canadien sur 5 – depuis le 6 février.

- France Bélisle, Directrice, Mobilisation du public, Communications et Relations publiques

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Auditoire en ligne record pour notre couverture olympique!

Les Canadiens sont nombreux à regarder notre couverture des Jeux olympiques en ligne. Le match de hockey sur glace qui a opposé le Canada et la Lettonie le 19 février a attiré un auditoire en ligne record pour un événement présenté en direct par CBC et Radio-Canada. Ce sont 280 000 visiteurs en moyenne qui ont regardé sur un ordinateur ou un appareil mobile ce match diffusé par CBC et Radio-Canada. En date du 19 février, CBC et Radio-Canada avaient diffusé plus de 8,3 millions d’heures de vidéo sur leur site web (excluant l’application mobile). En comparaison, nous avions diffusé 7,2 millions d’heures de vidéo pour l’ensemble des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver en 2010. L’application olympique de CBC a été téléchargée plus de 2 millions de fois sur des appareils Apple et Android.

- France Bélisle, Directrice, Mobilisation du public, Communications et Relations publiques

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Sotchi : les Jeux de la collaboration pour Sylvain Archambault

À Sotchi depuis le 16 novembre, le directeur technique de Montréal a bien voulu répondre à mes questions sur son expérience en Russie.

***

Sylvain ArchambaultTout de suite, je me suis demandé pourquoi il devait arriver si tôt à Sotchi? La réponse est simple : il était là pour coordonner l’arrivée et l’installation d’une tonne d’équipement – 19 conteneurs en tout! – venant du Canada par bateau. Pas une mince tâche pour lui et son équipe qui doivent également assurer le soutien technique jusqu’à la fin des Jeux!

Sylvain Archambault explique que depuis plusieurs années, la production à distance a évolué énormément. Pour la couverture de Sotchi, les régies de production, les régies des nouvelles et les salles de montage sont basées à Montréal et à Toronto. « À Sotchi, nous avons trois plateaux de télé, 10 positions de commentateurs sur des lieux de compétitions et des salles de numérisation pour que les reporters puissent alimenter les salles de montage au Canada. »

Grâce à la technologie, l’équipe de CBC/Radio-Canada diffuse en direct des milliers d’heures de contenu sur toutes les plates-formes, à la télé, à la radio, sur le web et sur les applications mobiles. « C’est merveilleux, la technologie nous permet de rejoindre un maximum de Canadiens. »

Que ce soit technologique ou non, cette équipe doit faire face à de nombreux défis. « Des surprises, il y en a tous les jours, la Russie en est remplie! » Mais leur plus grand défi est certainement de travailler sur un fuseau horaire différent. « Très souvent, l’animation est faite en direct à l’heure du Canada, ce qui nous oblige à travailler toute la nuit, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de pépins techniques. »

Malgré le stress et la fatigue, je perçois clairement qu’il est très heureux de travailler sur ces Jeux. « J’ai la chance extraordinaire de travailler avec des gens de haut niveau qui viennent de tous les secteurs, de tous les pays! » Ceux qui s’amusent à dire qu’ils forment une seule et belle grande famille sont fiers d’avoir réussi le pari d’unir étroitement les deux réseaux. « Je suis très impressionné de la collaboration entre CBC et Radio-Canada qui est irréprochable et très amicale. »

Parmi tous les moments olympiques auxquels nous avons eu droit, je lui ai demandé qu’est-ce qui lui restera en mémoire de son expérience? « Ce qui m’a marqué et ce dont je suis le plus fier, c’est de voir toutes les formes de journalisme et de production dans les deux langues réunies pour faire vivre les Olympiques aux Canadiens. »

- Marie-Eve Desaulniers, Conseillère principale, Projets et événements spéciaux, Communications institutionnelles

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