Vivez les Jeux panaméricains comme jamais auparavant

CBC Sports et le service des sports de Radio-Canada présentent leurs applications, qui offrent une couverture sans précédent des Jeux panaméricains et parapanaméricains

Ken Wolff, réalisateur-coordonnateur à CBC, et Pierre Michaud, chef du contenu à Radio-Canada, nous expliquent comment nos auditoires peuvent suivre les athlètes et découvrir leurs histoires, et comment les équipes responsables des applications rendent tout cela possible.

Vous pourrez trouver les applications pour Android et iOS dans les boutiques d’applications à compter du 1er juillet, jour de la fête du Canada.

Quelles sont les options qui plairont le plus aux partisans?

Pour Ken, c’est le contenu diffusé en direct. Vous voulez regarder une épreuve sur le patio ou dans l’autobus? Votre téléphone Android ou iOS vous permet de le faire. Tout le contenu y est diffusé en direct.

Et parce que la vie continue, pour Pierre, c’est la possibilité de suspendre le visionnement d’une vidéo en direct et de revenir en arrière qui crée une expérience véritablement sur mesure. Des marqueurs temporels permettent aux utilisateurs de regarder le but qu’ils ont manqué ou le premier tour de piste des athlètes, ou de regarder une épreuve depuis le début.

iphone6-panam-720x655-frLes applications offrent bien plus que des séquences vidéo brutes! Les utilisateurs peuvent consulter une foule de statistique pendant le visionnement. Même en l’absence d’une description ou d’une analyse en direct, ils sauront qui a compté un but, quelle équipe est en tête, qui a fracassé le record, qui est le prochain athlète attendu, et bien plus encore – le tout sur leur écran.

Ken et Pierre sont d’accord pour dire que même si bien des Canadiens – comme les équipes de production de CBC/Radio-Canada – prennent tout cela très au sérieux, il faut bien s’amuser. La couverture sur les réseaux sociaux sera abondante – nous nous amuserons avec Twitter, Instagram et YouTube comme jamais auparavant. Et nous avons embauché Brittlestar, un mordu qui nous fournira régulièrement des vidéos Vine pendant les Jeux. Vous verrez : il devrait nous faire sourire tous les jours!

Comment fonctionne le développement d’applications à CBC/Radio-Canada?

« Nos nouvelles applications de sports ont été créées par l’équipe qui a développé les applications pour les Jeux Olympiques d’hiver 2014 de Sotchi et la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014, explique Ken. Ils savent comment les concevoir, comment les utilisateurs interagissent avec nos applications et quel type de contenu fonctionne, et ils ont mis toutes ces connaissances à profit pour la conception et le développement de ces applications. »

Il s’agit d’une approche intégrée réunissant des équipes des services numériques, de la production des sports, des nouvelles et des services régionaux, ainsi que de divers services, notamment dans le domaine de la musique, qui travaillent tous ensemble pour faire croître nos auditoires numériques. Les applications partagent la même plateforme et la même navigation, et offrent la même expérience utilisateur, mais chacune est alimentée par une équipe distincte, qui crée du contenu riche pour son auditoire.

« Et le résultat, c’est que nos auditoires peuvent regarder ce qu’ils veulent , quand et où ils le veulent, ajoute Pierre. À l’interne, nos équipes travaillent davantage en collaboration. Elles utilisent les ressources plus efficacement, et de nouvelles amitiés se nouent tandis que nous nous préparons pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016, de Pyeongchang en 2018 et de Tokyo en 2020. »

L’application CBC Sports et l’application des Jeux panaméricains de Radio-Canada, qui proposent une couverture sans précédent des Jeux panaméricains et parapanaméricains de TORONTO 2015, présentés par CIBC, proposera plus de 600 heures de contenu en diffusion continue, ainsi que du contenu vidéo sur demande, des résultats instantanés, le décompte des médailles, des galeries photos et les plus récentes nouvelles des Jeux.

– Emma Bédard, conseillère, Communications stratégiques

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Connaissez-vous l’histoire canadienne des sports?

À quelques jours des Jeux panaméricains de Toronto 2015, et dans le cadre de la Semaine de l’histoire du Canada dont le thème cette année est le sport, testez vos connaissances sur cet événement sportif international!

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Démystifier la traduction

Saviez-vous que nous avons à CBC/Radio-Canada une équipe de traducteurs et de réviseurs chevronnés qui traduisent près de quatre millions de mots par année, de l’anglais au français et du français à l’anglais, en plus d’offrir des consultations linguistiques au téléphone? Pour mieux les connaître, nous leur avons demandé de faire toute la lumière sur sept mythes associés à leur métier.

Mythe 1 :
Vous êtes pressé? Un « brouillon de traduction » fera l’affaire!

Faux! – Marina BostMarina Bost

Les « brouillons de traduction », ça n’existe pas! Il y a la bonne et la mauvaise traduction. Les traducteurs ont une éthique professionnelle, tout comme les journalistes. Même pressés, nous voulons faire un travail de qualité. Nous ne pouvons pas traduire une phrase sur deux ou rendre le sens du texte à moitié seulement. Tôt ou tard, le traducteur doit se relire et se corriger. Sauter les étapes de la relecture et de la révision ne vous fera pas gagner du temps. Si les lecteurs ne comprennent pas bien votre message, un « brouillon de traduction » ne vous aura pas servi à grand-chose. Si les délais sont raisonnables, qualité peut très bien rimer avec rapidité.


Mythe 2 :
Il suffit d’être bilingue pour être traducteur. D’ailleurs, nous traduisons dans les deux langues officielles.

 Brian CassidyFaux! – Brian Cassidy

Être bilingue, c’est parler deux langues. Point. Quand on y pense, qui parle couramment le français ou l’anglais n’est pas forcément doué pour rédiger des textes ou parler en public dans l’une ou l’autre de ces langues! Pourquoi alors lui prêter des qualités de traducteur ou d’interprète? Même les traducteurs, souvent réputés bilingues, ne peuvent généralement pas traduire dans les deux sens. Nous traduisons toujours vers notre langue maternelle, car nous en maîtrisons toutes les nuances et les subtilités et nous connaissons à fond notre culture. Je pourrais bien tenter de traduire de ma langue maternelle vers ma langue seconde, mais cela risquerait d’être contreproductif. C’est que voyez-vous, j’ai de talentueux collègues francophones qui le feront bien mieux et bien plus rapidement que moi! Mieux vaut m’en tenir à ce que je sais faire!


Mythe 3 :
Google Translate ne peut pas remplacer les traducteurs (du moins pas encore).

Miguelle Saulnier-MadoreVrai! – Miguelle Saulnier-Madore

On dit que les ordinateurs, les logiciels et autres outils de traduction automatique vont remplacer les traducteurs… depuis au moins 15 ans. Mais la langue est plus complexe que l’on pense! Pour traduire, il faut réfléchir, se poser des questions et faire des choix. Les outils de traduction automatique ne décodent pas les ambiguïtés, les jeux de mots, les images et les nuances, ce qui donne des résultats comme « Les mouches du temps aiment une flèche » pour traduire l’expression « Time flies like an arrow ». Le traducteur ne fait pas du mot à mot : il traduit d’abord des idées et doit bien comprendre votre message.


Mythe 4 :
Pour accélérer le processus, je vais faire la traduction moi-même et vous n’aurez qu’à la réviser.

Jonathan KotcheffFaux! – Jonathan Kotcheff

Malheureusement, traduire vous-même accélère rarement les choses. À moins que vous soyez particulièrement doué pour rédiger dans votre langue seconde, il y a fort à parier que votre texte sera criblé de fautes de syntaxe et d’expressions allant à l’encontre du génie de la langue (p. ex., « Je vous donne ce morceau d’information pour aider avec votre projet »). Pour nous, corriger un texte de cet acabit peut être aussi long – sinon plus – que de simplement traduire le texte d’origine. Bref, non seulement vous n’accélérez pas le processus, mais vous consacrerez un temps précieux à faire un travail que nous pourrions faire mieux et plus rapidement. Après tout, c’est notre rôle!


Mythe 5 :
Certains mots n’ont pas la même signification en anglais et en français.

Myriam OcioVrai! – Myriam Ocio

Le mot le plus proche dans l’autre langue n’est pas nécessairement le bon. Il y a des liens entre le français et l’anglais, bien sûr, mais les deux langues ont leur propre logique. Il faut se méfier de ces mots qui ont l’air de dire la même chose parce qu’on peut rapidement arriver à des aberrations. On peut même dire le contraire de ce qu’on veut dire. Par exemple, en français,supporter quelqu’un veut dire l’endurer, pas lui donner du soutien! La clé, c’est de se poser la question et de vérifier. Autrement, on développe un jargon qui marche peut-être bien dans notre service ou notre équipe, mais qui est déconnecté des autres publics.


Mythe 6 :
Un texte qui a demandé trois jours de rédaction en demandera au moins autant pour la traduction.

Nicole PigeonVrai! – Nicole Pigeon

Il y a tout un processus avant que votre demande atterrisse sur le bureau du traducteur. En gros, il faut évaluer la demande, inscrire le nombre de mots, la passer dans la mémoire de traduction. Je fais une lecture comparative phrase par phrase de votre texte et des résultats de la mémoire de traduction pour voir ce qui peut être repris de nos traductions antérieures. Comme on voit souvent passer plusieurs documents pour un même projet, il faut que la terminologie, les titres et les slogans restent les mêmes. Ensuite, il faut voir la disponibilité des traducteurs selon vos délais. Dites-vous que vos 3 000 mots qui ont demandé trois jours de rédaction ne peuvent pas être traduits en trois heures!


Mythe 7 :
Les traducteurs sont des êtres d’exception qui savent tout, tout de suite…

FauxAndré Journault! (Malheureusement) – André Journault

On pense souvent que les traducteurs savent tout. Ce n’est pas vrai. Certains traducteurs se spécialisent dans un domaine précis comme le droit ou la comptabilité. D’autres sont des généralistes avec une bonne base de connaissances. Personne ne connaît tous les noms des galaxies, des fruits ou des oiseaux. Personne ne connaît non plus toutes les règles et les exceptions de la grammaire sur le bout de ses doigts. Mais nous savons où et comment chercher! Et même si beaucoup de documents nous passent entre les mains, nous ne savons pas tout ce qui se passe dans la Société et ses secteurs. Donnez-nous un peu de contexte avec votre demande, expliquez-nous vos attentes, cela nous est toujours très utile.

 

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Diffuser les Jeux dans toutes les Amériques : Tout savoir sur le rôle véritable du diffuseur hôte

Au coup d’envoi de la cérémonie d’ouverture des Jeux panaméricains en juillet à Toronto, CBC/Radio-Canada, en sa qualité de diffuseur hôte, générera le signal international qui sera repris par les titulaires des droits de diffusion dans toutes les Amériques et les Antilles. Sur les 36 sports à l’honneur, 16 seront couverts en direct, et les autres, au moyen de caméras de journalisme électronique (JE), pour la diffusion de faits saillants. Les auditoires pourront voir toutes les remises de médailles, que ce soit à la télévision ou en ligne.

Don Peppin, réalisateur-coordonnateur de la diffusion hôte de CBC pendant les Jeux, a expliqué que, contrairement au signal canadien – qui est également produit par CBC, mais qui met l’accent sur les athlètes canadiens et leurs performances – le signal international doit offrir un contenu à la fois neutre et palpitant. De multiples radiodiffuseurs montreront le même contenu sportif, mais le présenteront à leur manière en s’appuyant sur les images produites par CBC.

« CBC Sports est reconnu dans le monde entier comme un diffuseur hôte de premier plan », a déclaré Don Peppin. Le défi pour les Jeux de cet été est de perpétuer l’excellence des grands professionnels qui nous ont précédés, « d’être à la hauteur de la tradition et de l’héritage de CBC Sports, en se faisant le gardien de ces normes élevées. »

On pourrait croire qu’il est plus simple de diffuser un événement de cette ampleur lorsque les Jeux se déroulent chez soi, mais, selon Don Peppin, cette proximité des Jeux comporte au contraire certaines difficultés uniques. Au lieu de loger toutes dans un même hôtel, les 650 personnes qui travailleront à la couverture des Jeux devront se déplacer vers les lieux de compétition à partir d’une multitude d’emplacements de la Région du Grand Toronto (GRT). Si l’on ajoute la circulation automobile à l’équation, on peut imaginer les défis logistiques potentiels.

Au cours des 16 ans écoulés depuis les Jeux panaméricains de 1999 à Winnipeg, on a assisté à « des changements technologiques générationnels », a rappelé Don Peppin. La télévision HD n’est qu’une des grandes innovations de cette période. Toutefois, si la manière de diffuser les images a évolué, la nécessité de tourner des images percutantes et de présenter des reportages clairs et centrés sur les athlètes reste la même.

Don Peppin est enchanté des plans de production élaborés pour l’ensemble des lieux de compétition et serait bien incapable d’indiquer quel sport serait à privilégier. Cependant, il n’a pas hésité à me confier ceci : « Les gens seront absolument soufflés par la couverture de la cérémonie d’ouverture du 10 juillet. » Il a refusé de m’en dire plus, mais il a bel et bien prononcé les trois mots magiques : Cirque du Soleil.

Les Jeux panaméricains se dérouleront du 10 au 26 juillet prochains, et les Jeux parapanaméricains, du 7 au 15 août. Serez-vous au rendez-vous? Dites-le-nous sur Twitter en utilisant le mot-clic #RCPanAm.

-Lisa Furrie, rédactrice, Communications institutionnelles, CBC/Radio-Canada

Découvrez la régie centrale et le complexe de radiodiffusion des Jeux de Winnipeg en 1999.  (Disponible en anglais seulement.)

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Portes ouvertes à la nouvelle station d’Halifax

C’est samedi dernier que le public a pu à son tour visiter nos nouvelles installations à Halifax. L’équipe a convié le public à une journée d’activités avec au menu; tapis rouge, photo avec les animateurs, visite de studios, expériences au micro et démonstrations, mascottes, et beaucoup plus encore. Voici quelques photos de la journée portes ouvertes.

C’était un événement très spécial pour les équipes de CBC et de Radio-Canada que de faire entrer le public dans cet espace qui reflète la modernité de CBC/Radio-Canada. Et en plus de permettre des économies substantielles, l’immeuble est équipé de plusieurs mesures d’efficacité environnementale. Voici les points phares de ce nouveau centre de radiodiffusion moderne et de haut niveau :

  • Un des grands avantages de ces nouvelles installations : l’équipement et les studios sont conçus pour être interchangeables et donc utilisables pour la radio, la télévision et les services en ligne, le tout sous un même toit.
  • Notre emménagement dans cet espace de 44 000 pieds carrés s’inscrit parfaitement dans notre nouvelle stratégie, Un espace pour nous tous, qui prévoit une réduction de notre empreinte immobilière de 50 pour cent, soit environ deux millions de pieds carrés. Sur le chemin Chebucto, nous occuperons 66 pour cent moins d’espace que dans les immeubles du chemin Bell et de la rue Sackville combinés. Comment est-ce possible? Avec un environnement à aires ouvertes, de nouvelles méthodes de production, une meilleure planification du travail et de nouvelles technologies qui simplifient la vie des employés au quotidien, nous n’avons tout simplement plus besoin d’autant d’espace.
  • En plus d’être aménagé de manière à économiser l’espace, l’immeuble est équipé de plusieurs mesures d’efficacité environnementale, comme un éclairage à diode électroluminescente (LED) dans les studios et un système de captation de la lumière du jour pour la salle des nouvelles, de même qu’un système intelligent de réglage du chauffage, de la ventilation et de la climatisation, qui nous permet de maintenir une température constante de 20 degrés Celsius dans le centre d’équipement technique. Ensemble, ces mesures entraîneront des économies de plus de 325 000 kilowattheures par an.
  • Au final, ces changements, ajoutés aux économies de coûts associées au fait d’être locataires plutôt que propriétaires, se traduiront par des économies annuelles d’environ deux millions de dollars pour la Société.

Bravo à l’équipe d’Halifax et merci à tous ceux et celles qui ont participé à l’événement!

-Marie-Eve Desaulniers,  Première conseillère, Image de marque, Communications et Affaires institutionnelles

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Les Canadiens adoptent de plus en plus les réseaux sociaux

À titre de conseillère en médias sociaux à CBC/Radio-Canada, j’ai parfois tendance à m’emballer lorsque je tombe sur des articles sur les tendances numériques et les médias sociaux. Voyez-vous, ce n’est pas toujours facile de trouver des données et des graphiques sur l’utilisation des médias sociaux qui sont propres aux auditoires canadiens. Si vous partagez mon enthousiasme pour la recherche dans ce domaine, vous serez ravis d’apprendre que l’Observateur des technologies médias (OTM) vient de publier un rapport sur les habitudes des Canadiens sur les médias sociaux.

Le réseautage social a transformé la manière dont les Canadiens communiquent entre eux, partagent du contenu, font de nouvelles rencontres et adoptent de nouvelles marques, et tout cela plus facilement que jamais. Quand on sait qu’au Canada, 82 % des utilisateurs des réseaux sociaux accèdent à des sites de réseautage tous les jours, on comprend vite pourquoi tant d’entreprises canadiennes, y compris le radiodiffuseur public, intensifient leur présence sur les médias sociaux afin d’engager la conversation avec les consommateurs.

Découvrez quelques-uns des résultats fascinants de l’enquête dans le graphique ci-dessous. Transmettez-nous vos commentaires, ainsi qu’à l’OTM, sur Twitter.

– Sarah Lue, conseillère en médias sociaux, CBC/Radio-Canada

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Comment l’art autochtone change-t-il le visage du pays?

Brent Wesley est photographe et copropriétaire du studio Blue Earth Photography, basé à Sioux Lookout, en Ontario. En mai, Brent a participé à l’événement The Gathering of Indigenous Artists à la Thunder Bay Art Gallery. Cet événement, organisé par le regroupement de l’Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres, était l’occasion pour les participants de rencontrer d’autres artistes et divers partenaires d’affaires. Nous avons demandé à Brent de nous donner son point de vue sur l’évolution de l’art autochtone.


L’art raconte toujours une histoire. Les Autochtones ont une longue tradition orale qui fait partie intégrante de notre culture. C’est cette tradition – raconter des histoires – qui nous a permis de transmettre nos connaissances et de communiquer depuis des millénaires.

C’est donc tout à fait dans l’ordre des choses qu’on poursuit cette tradition aujourd’hui. Nous racontons encore nos histoires, mais à l’aide d’outils modernes et de la technologie. Et c’est ce que l’art nous permet de faire : les mots, la peinture, les images filmées, le théâtre ou, dans mon cas, la photographie, nous donnent une voix qui nous permet de partager nos points de vue, notre histoire, nos peines et nos joies.

C’est un thème qui semble thème commun à toute la communauté des artistes autochtones. L’art est une manière de nous exprimer, de nous aider à composer avec les traumatismes et les souffrances que nous partageons collectivement en tant que peuple. Les œuvres peuvent être intimement personnelles ou politiques. Tout dépend du médium et de l’artiste.

L’histoire de ce pays a été racontée dans une large mesure par ceux qui l’ont colonisé. Tout au long de cette histoire, nous avons été déshumanisés. D’ailleurs, cela vaut pour tous les peuples autochtones du monde entier. C’est par l’art que nous racontons notre expérience humaine.

Ian Campeau, ou Deejay NDN du groupe A Tribe Called Red, compare cette évolution à du militantisme subtil. Bien évidemment, nous ne sommes pas tous des « warriors » et des militants comme on nous dépeint habituellement dans les médias. La population n’est plus réceptive à cette façon de revendiquer. Par contre, l’art a le pouvoir de transformer les choses. Et l’art autochtone a évolué au point où la culture des Premières nations a réussi à s’intégrer sans heurts dans la conscience collective.

« L’art transcende toujours les classes sociales et la race », a déclaré récemment Ian Campeau dans une interview au Ottawa Citizen. « Nous ne cherchons pas la confrontation. Ce que nous montrons est vrai et ce simple fait est un geste politique en soi. »

Nous brisons les stéréotypes. Nous montrons au pays que nous existons vraiment. C’est sans filtre et c’est vrai. Et même si cela peut créer un certain malaise, c’est nécessaire pour que tous ensemble nous allions de l’avant en tant que pays.

Notre tradition artistique remonte à loin. Mais ce n’est que récemment que notre travail a reçu la reconnaissance publique qu’il mérite. Des artistes comme Norval Morriseau et Buffy Sainte Marie (et plusieurs autres!) ont pavé la voie. Maintenant, des auteurs comme Joseph Boyden, Richard Wagamese et Thomas King sont reconnus. Des musiciens comme le groupe A Tribe Called Red et Tanya Tagaq font parler d’eux, ainsi que des artistes comme Kent Monkman et Rebecca Belmore.

Nous changeons le visage de ce pays en racontant notre histoire.

La reconnaissance du public est importante pour plusieurs raisons, mais celle qui compte le plus est sans doute que les jeunes Autochtones peuvent maintenant avoir des modèles forts. Ils réalisent que nous ne sommes pas les personnages stéréotypés qu’on voit dans les médias. Ils doivent connaître leur histoire et être fiers de leur culture. Si nous racontons nous-mêmes notre histoire, nous pourrons faire en sorte que ça se produise.

– Brent Wesley, photographe et copropriétaire de Blue Earth Photography

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Se nourrir de son héritage asiatique sur RCInet.ca

Le mois de mai est officiellement le Mois du Patrimoine asiatique au Canada depuis 2002. Deux présentatrices et réalisatrices à Radio Canada International ont eu la gentillesse de me parler de leur travail, de la communauté virtuelle de la section chinoise dans RCInet.ca et de la signification de ce mois pour elles.

Zhao Li  赵黎
Présentatrice-réalisatrice

Zhao Li  赵黎

Zhao Li 赵黎

Parlez-moi de votre rôle à RCInet.ca: Je suis présentatrice-réalisatrice pour la section chinoise de RCI depuis 1989. De 1989 à 2012, nous diffusions notre contenu en Chine sur ondes courtes et par satellite. Nous produisions une quotidienne audio de nouvelles et d’actualités axée sur le Canada. Depuis 2012, nos priorités ont changé et nous concentrons toutes nos énergies sur notre site web, RCInet.ca.

À quoi ressemble la communauté qui consulte la section chinoise de RCInet.ca? Qu’est-ce qui l’intéresse et l’interpelle? Comme je l’ai déjà dit, à l’époque où nous diffusions sur ondes courtes, notre auditoire principal était en Chine continentale. Aujourd’hui, l’auditoire qu’attire notre site web est beaucoup plus vaste et comprend des Chinois qui vivent en Chine, mais aussi de nombreux Chinois installés au Canada et en Amérique du Nord.

Au Canada, quelque 1,5 million de Canadiens d’origine chinoise comptent pour environ 4 % de la population canadienne. Beaucoup d’entre eux sont de nouveaux arrivants, y compris un grand nombre de jeunes professionnels. Ils élisent domicile et élèvent leurs enfants au Canada, et ils veulent connaître tous les aspects de la société canadienne. Sur notre site web, nous les informons sur ce qui se passe au Canada, notamment sur les systèmes politiques, les tendances économiques, les questions juridiques et les dynamiques culturelles. Le Canada et la Chine sont des pays très différents sur bien des points. Personnellement, je crois que nous informons les immigrants chinois, bien sûr, mais que – plus important encore – nous les aidons aussi à comprendre la société et les valeurs canadiennes et à réussir leur intégration. Voilà ce que je fais avec passion depuis plus de 25 ans.

En même temps, avec la mondialisation et Internet, nous sommes plus que jamais branchés sur le monde. Les Chinois de partout sur la planète s’intéressent au Canada, y compris les étudiants, les professionnels, les chefs d’entreprise et les retraités. Ils ont parfois des liens personnels ou d’affaires avec le Canada parce qu’ils ont ici de la famille ou des intérêts commerciaux, ou ils veulent simplement en savoir plus sur le Canada. Eux aussi font aussi partie de notre fidèle auditoire.

Pour vous, que signifie commémorer l’apport des cultures asiatiques à la société canadienne? Y a-t-il un thème ou une question qui vous tient particulièrement à cœur? Je suis née à Pékin, en Chine. Le 5 juin 2015, cela fera 30 ans que je suis au Canada. J’ai vécu plus longtemps au Canada qu’en Chine. Je suis fière de mon héritage culturel, et je suis heureuse que chaque année, le mois de mai apporte une touche de magie à notre société canadienne.


Wei Wu
Présentatrice, réalisatrice

Wei Wu

Wei Wu

Parlez-moi de votre rôle à RCInet.ca: Journaliste à RCI à Montréal, j’ai grandi en Chine physiquement et au Québec intellectuellement. Au Canada depuis 1989, je suis à RCI depuis 1997.

À quoi ressemble la communauté qui consulte la section chinoise de RCInet.ca? Qu’est-ce qui l’intéresse et l’interpelle? Les immigrants qui cherchent à connaître mieux la société canadienne, les anciens auditeurs qui gardent une nostalgie de notre émission sur les ondes courtes et les médias communautaires qui viennent chercher du matériel. Ceux qui nous consultent s’intéressent en général à l’actualité canadienne, mais ont souvent une faiblesse pour la politique chinoise.

Pour vous, que signifie commémorer l’apport des cultures asiatiques à la société canadienne? Y a-t-il un thème ou une question qui vous tient particulièrement à cœur? C’est une fête pour célébrer les talents qui savent se nourrir de leur héritage asiatique tout en s’enracinant dans la terre nord-américaine. Un des thèmes qui m’intéressent : la relation entre les travailleurs chinois et les Amérindiens pendant la Ruée vers l’or et la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique.


Le Mois du Patrimoine asiatique se termine bientôt. Pour en savoir davantage sur les cultures asiatiques au pays et leur histoire, consultez le dossier spécial sur RCInet.ca.

– Jacinthe Lacombe-Cliche, rédactrice principale, Communications institutionnelles

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Le Programme d’aide aux employés de CBC/Radio-Canada a remporté le prix d’excellence de l’EASNA

Je suis très fier de vous annoncer une bonne nouvelle. Notre Programme d’aide aux employés (PAE) a remporté un important prix d’excellence de l’association professionnelle des PAE.

Tous les ans, l’Employee Assistance Society of North America (EASNA) décerne son prix d’excellence à un programme d’aide aux employés d’une entreprise canadienne et d’une entreprise américaine. Ce prix souligne la qualité des programmes et des services qui améliorent le mieux-être des employés et qui permettent d’offrir un milieu de travail sain et productif. Pour mettre ce prix en perspective, l’entreprise américaine qui a gagné cette année est American Express. Donc, oui, c’est une marque de reconnaissance importante!

eap-easna-awardNotre PAE bénéficie d’appuis solides, tant de la direction que des syndicats. Mais ce qui rend notre PAE vraiment exceptionnel, c’est la participation d’environ 200 employés bénévoles qui donnent de leur temps et leurs efforts pour promouvoir les services du PAE et pour organiser localement des activités de mieux-être. C’est le secret de notre succès : aucune autre entreprise en Amérique du Nord n’a un PAE aussi bien structuré que le nôtre.

Donc, merci sincèrement et félicitations à tous ceux et celles qui ont donné de leur temps et leurs efforts au PAE de CBC/Radio-Canada afin d’aider les employés et améliorer leur mieux-être.

– Patrick Gagné, premier chef national, Programme d’aide aux employés (PAE)

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Oui, je veux être artiste!

Promouvoir les arts et soutenir des projets pour les jeunes, c’est dans l’ADN de CBC/Radio-Canada. C’est pourquoi nous sommes fiers d’être partenaires du concours Alors tu veux être un artiste. Rencontrez Kevin N’guyen, gagnant du concours l’an dernier.

***

Depuis quelques années, le Musée des beaux-arts du Canada invite les jeunes Canadiens à participer au concours Alors tu veux être artiste?  Pour gagner, il leur suffit de soumettre leur création et d’amasser des votes sur les médias sociaux.

À l’issue du vote, les 12 œuvres les plus populaires sont exposées au Musée des beaux-arts du Canada et passent à la ronde suivante. Un jury d’experts sélectionne ensuite les trois meilleures œuvres, ainsi qu’un grand gagnant.

Kevin Nguyen - Woman - Age 47 (1)L’an dernier, j’ai remporté le concours. Mon œuvre, intitulée Woman – Age 47 [Femme – 47 ans], est une estampe tirée d’une série numérisée qui dépeint chronologiquement la vie d’une passeuse travaillant sur les marchés flottants du delta du Mékong au Vietnam.

Woman Age 47 est essentiellement un commentaire sur la crise de la cinquantaine. Le sujet regarde au loin, vers l’abysse, et poursuit de manière troublante son chemin; son corps continue de vieillir alors qu’elle doit effectuer un travail sans cesse laborieux. C’est un récit que j’ai imaginé et superposé à mon œuvre.

J’ai été très surpris que ce jury prestigieux me déclare gagnant. Même si j’ai accumulé le plus de votes dans la première ronde, mon intention était simplement d’avoir l’honneur d’exposer mon œuvre au Musée des beaux-arts du Canada. Le fait d’avoir gagné le concours est la cerise sur le gâteau.

Kevin Nguyen 2J’ai aussi gagné un voyage à Ottawa où j’ai pu visiter en exclusivité les coulisses du musée, présenter mon portfolio à Rachelle Dickenson, rencontrer Jennifer Lefort dans son studio et discuter avec elle des perspectives de carrière, et m’entretenir avec Marc Mayer, le directeur du Musée. C’est une chance unique qui m’a été donné d’obtenir ainsi des conseils de première main sur la manière de faire carrière et de connaître le succès en arts visuels.

Au-delà des prix reçus, l’expérience générale du concours m’a comblé – que ce soit la présentation de mon œuvre, la rédaction d’un texte sur ma démarche artistique, l’obtention de votes, mon vol de retour à la maison – toutes ces expériences resteront gravées dans ma mémoire.

Cela dit, j’espère que les jeunes artistes canadiens participeront au concours de cette année. Qu’on gagne ou non, c’est une occasion extraordinaire d’apprendre.

Voici deux conseils aux jeunes Canadiens:

  • Ayez confiance en votre travail. Tout au long de ce concours, vous vous mettrez en valeur en faisant la promotion de votre œuvre. Vous ne devez pas participer à ce concours si vous n’êtes pas convaincu d’en retirer quelque chose.
  • Soyez proactif. Personne ne créera l’œuvre à votre place, ni ne rédigera le texte sur votre démarche artistique. En tant que jeune artiste, profitez du fait qu’on vous sous-estime pour montrer que vous êtes capable de dépasser les attentes que les autres ont à votre endroit. Faites preuve d’initiative et de motivation pour trouver votre voix et votre style.

Depuis ma participation au concours, j’ai terminé mes études en arts visuels à l’Etobicoke School of the Art et je me suis inscrit au programme Creative industries [entreprises de création] de l’Université Ryerson. Ce programme explore de manière passionnante les aspects liés à l’entrepreneuriat et à la commercialisation dans le domaine des arts. Je continue de développer mon portfolio et d’enrichir mon curriculum vitae, tout en travaillant à d’autres œuvres en prévision d’une exposition prévue plus tard cette année.

Merci au Musée des beaux-arts du Canada et à CBC/Radio-Canada de m’avoir donné l’occasion de raconter ce que j’ai vécu en remportant le concours Alors tu veux être artiste?

  Kevin Nguyen, gagnant 2014 du concours Alors tu veux être artiste? du Musée des beaux-arts du Canada

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